Stairway To The Sun


 
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 (23 septembre 1998 ~ égouts de Racoon City) Le travail, c'est un alibi, une fuite. (Adret) [PV Birkin]

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James Cooper
The Death Cannot Die
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MessageSujet: (23 septembre 1998 ~ égouts de Racoon City) Le travail, c'est un alibi, une fuite. (Adret) [PV Birkin]   Mer 5 Mai - 23:34

This is war; survival is your responsibility...
[HUNK Death]

Je garde les pieds sur terre
Je garde la tête froide

La fuite, la tangente, l'esquive.. La fuite. Courir. Courir pour échapper à ce qui pourrait être dangereux, se cacher. Le moindre recoin sombre est l'endroit propice pour une embuscade, le moindre trou, le moindre virage peut cacher pire que ce que l'on pourrait fuir. Nul endroit où se cacher qui ne soit plus dangereux, plus mauvais encore... Qui sait ce que l'on peut y trouver ? Qui pourrait croire que ce qu'il transportait actuellement dans cette mallette était capable de pire. bien pire que ce que prévoyait les scénarios catastrophiques de ces idiots dans les bouquins, films et autres niaiseries que l'on donnait au peuple pour qu'il ne craigne pas la réalité mais plutôt des hypothèses qu'ils croient être farfelues... jusqu'au jour où, comme bien d'autre, ils se rendent compte trop tard de ce qui s'est passé.

S'arrêter un instant pour hésiter à un croisement. Chose stupide. Toujours courir, ne pas s'arrêter, rien n'est plus dangereux que le doute et l'hésitation. Ne jamais, au grand jamais, hésiter devant une décision. La mort nous attends au tournant et aucun moyen de revenir en arrière avec ce métier, on meurt, on subit ou on vit. La loi de plus fort, de celui qui sait réagir à temps, savoir quoi faire, à quel moment et de quel façon. Il ne fallait pas forcément avoir de l'esprit, des fois il fallait surtout laisser son corps réagir sans laisser son cerveau émettre une idée probable sur ce qu'il faudrait peut-être faire.. La vie dépendait uniquement du moment fatidique où l'on voyait qui était capable de laisser son instinct et ses réflexes le guider et non son cerveau et son intelligence.

Je garde un revolver
Je garde un œil ouvert

S'accroupir, regarder à droite et à gauche, éteindre sa radio pour ne pas filtrer les appels de détresse de ses ex-coéquipiers, ne pas faire attention, ne pas se laisser suivre. Poser la mallette et attendre, juste attendre et écouter les bruits, se méfier de tous les clapotis de l'eau sous ses pieds, se méfier de l'eau elle même. Il ne pourrait jamais aller dans l'eau pour se cacher, il s'y noierait probablement, aucun moyen de s'échapper de ce côté là, il ne savait que sommairement nager. Avec ce qui était à ses trousses il n'avait aucune chance d'échapper par ce moyen, il n'avait plus qu'à espérer que ce qui le trouverait serait moins rapide que lui. Respirer, vérifier que tout allait bien, que tout était en place et rallumer sa radio pour voir où pouvait être le monstre lâché dans le but de tous les anéantir. Il n'y avait pas que ce monstre, cette chose ignoble qui tuait et arrachait les membres d'une façon sauvage et morbide qu'il n'avait pas encore vu sur les spécimens d'Umbrella Corp.

Bordel, il fallait qu'il trouve un moyen de sortir d'ici avant qu'il ne se fasse attraper. Fuir, oui. Fuir. On prends souvent pour des braves ceux qui ont peur de fuir. Oui, des fois il faut savoir fuir. Il n'y avait aucune honte, la honte était de ne pas réussir à mener sa mission à bien. Qu'importe le sacrifice. Il DEVAIT ramener cet échantillon, il était impératif, rien d'autre ne comptait que l'échantillon. Peut importe les victimes, les dégâts collatéraux. Peu importe Birkin, sa femme, son laboratoire. Qu'importe les pions de son échiquier, le cavalier devait rentrer pour rendre au roi ce qu'il lui devait. Rien d'autre. Pas d'ordres à discuter, à chercher dans sa conscience un moyen de retourner la situation. Il n'en était pas question. S'il devait en mourir, il n'hésiterait pas. Ce n'était pas du fanatisme, non, il ne fallait pas croire cela, James n'était pas fanatique, il ne croyait pas plus que Ashford était plus méritant que ce gringalet de Birkin, que sa mère ou que le poivrot du coin. Mais il avait l'argent, le mérite et surtout sa reconnaissance.

Je garde le buste droit
La tête sur les épaules

Pas d'ordre à distribuer cette fois, pas d'amis à sauver, juste sa peau et faire celle de Birkin s'il se promenait dans les couloirs à la recherche de lui et ses échantillons. Il aurait dû le tuer pendant qu'il en était encore temps. Oui, il aurait dû. Mais il aurait pu toucher les échantillons et cela il ne le pouvait pas, ce n'était pas lui qui avait tiré cette fois. Il avait tenté une approché diplomatique avec cet homme qu'il avait déjà rencontré quelques fois, celui qui devait être la personne dont il devait le plus se méfier. Rien d'impressionnant au premier abord, petit, maigre, débraillé, sale. Un chercheur d'Umbrella. Rien ne laissait à penser qu'il voyait encore la lumière du jour. Et pourtant, bien plus dangereux qu'un tueur à gages. Il était intelligent, très... trop. Il ne lui avait vraiment adressé la parole seulement il y a quelques mois alors qu'il devait ramener un contenaire dont il ne connaissait pas le contenu. Il lui avait parlé, il lui avait livré et déjà il savait que cet homme ne pourrait pas être bon pour lui s'il continuait d'être du côté des Ashford...

Il y avait quelque chose en cet homme qui était plus que du courage, plus que de la stupidité téméraire et il savait pertinemment qu'il n'hésiterait pas à mourir pour qu'on ne touche pas à ses recherches, lui il était fanatique, trop. Trop. Beaucoup de trop en cet homme. Il savait qu'il allait falloir lui faire du mal. Casser quelque chose, un membre peut-être, le nez, le mobilier. Mais pas que son subordonné tire dans le tas dans le bureau après que l'autre ai renversé son mug. Il n'y avait pas eu de mort, juste des dégâts matériaux conséquents. Birkin était tombé, il n'avait pas vérifié grand chose, s'était contenté de l'enjamber rapidement, récupérer ce qu'il protégeait de son corps et fuir dans les couloirs en ignorant les cris déments qu'il entendait de tous les côtés.

Je garde un regard froid
Je garde un cœur de pierre

Maintenant il était là, isolé, dans les égouts de Racoon à écouter sa respiration haletante. Non, ce n'était pas la peur qui le faisait trembler. Il n'avait pas peur, surtout pas d'un homme aussi peu impressionnant, il ne savait probablement pas se servir d'une arme, bien que fou, ce n'était probablement pas lui le plus à craindre. Peur. Non, ce qui était à craindre était cette chose qui leur avait sauté dessus alors qu'ils se réunissaient au croisement non loin du bureau de Birkin. Il n'y avait pas d'autre bruit que ceux qu'il faisait et les couinements d'un rat au loin. James s'accroupit en soufflant, les bras sur les genoux en fixant ce qui avait fait autant de mort. Une simple mallette contenant des échantillons bariolés. Autant savoir ce qui pouvait être aussi dangereux, qui méritait autant de sang.

Il ouvrit la boite, conscient des risques qu'il prenait et sortit l'un des tubes violets qu'il plaça dans son gilet pare-balle. Il ne fallait pas qu'il casse, en prendre le plus grand soin. Oui, le plus grand soin. Ne pas se jeter par terre inutilement. De toute façon, s'il se faisait attraper il n'aurait sûrement pas le temps de faire attention à cela, il serait mort avant. Respirer. Attendre que tout se calme. Les cris et les appels à la radio étaient moins fréquents. Ils n'étaient pas tous mort, mais ils avaient compris que cela ne servait à rien d'hurler, il ne viendrait de toute façon pas. Il avait prévenu, leur misérable vie l'importait peu, seul la mission comptait.

Et pour tout l'univers
Rien que de la méfiance

Une minute était passé alors qu'il était accroupi là, dans le noir, dans les égouts et les odeurs putrides. Il fallait qu'il reparte, qu'il aille jusqu'au lieu d'extraction, les autres pouvaient crever, ils n'avaient pas ce que la mission demandait. Il ne pouvait pas se donner le luxe de les prévenir. Ils savaient où aller, à eux de savoir se dépêcher en tentant de survivre. Des bruits se faisaient entendre au loin, il prit la mallette et tentant de faire le moins de bruit possible sur la passerelle métallique, il avança, légèrement courbé en avant, son arme dans la main, l'autre handicapée par sa mission. Un bruit, plus loin, une respiration haletante, entrecoupée, derrière ? Devant ?

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William Birkin
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MessageSujet: Re: (23 septembre 1998 ~ égouts de Racoon City) Le travail, c'est un alibi, une fuite. (Adret) [PV Birkin]   Ven 14 Mai - 17:11

Regarde sous mes yeux, tout change de couleur
Et le plaisir se brise en morceau de douleur.
Je n'ose plus ouvrir mes secrètes armoires
Que vient bouleverser ma confuse mémoire...

Être le meilleur ne suffisait pas, ne suffisait jamais. Parce que les obstacles sur notre route, ils continuaient de s’accumuler.
Toujours.
Birkin savait que sa survie dépendait de la méfiance qu’il exerçait à l’égard d’Umbrella, deux choses lui avaient fait rentrer cette leçon dans le crâne : l’assassinat du Docteur Marcus, auquel il avait lui-même participé, et les propres mots de Wesker.
Wesker, un traître lui aussi. Il lui avait dit de partir, de quitter Umbrella, mais William avait fait l’idiot. Des recherches qui n’étaient pas terminées, voilà ce qu’il lui avait répondu. D’une certaine manière, il avait cherché à l’accuser également : « Je te rappelle qu’une certaine personne m’a empêché de finir mon travail avec une commande de dernière minute. Une commande presque irréalisable dans les délais donnés, qui plus est mais que dans mon infini bonté j’ai accepté et que j’ai…j’ai… ».

Flash lumineux, ne pas s’égarer trop loin dans ses pensées, cela était dangereux. Ne pas terminer sa phrase. « J’ai réussi ». Parce que non, il n’avais pas réussi, lui l’homme le plus intelligent qui soit. Un jeune homme, un STAR, était venu lui rapporter la mort de Wesker. Sa mort et sa trahison.
Birkin en avait été malade à en pleurer, Wesker avait choisit de lui faire confiance en lui donnant cette tâche et lui, il avait échoué. Albert devint donc la seule et unique mort que le scientifique eut à porter comme fardeau.

Seulement il n’y avait jamais de temps pour le chagrin, les jours d’Umbrella étaient comptés, Birkin avait enfin pris la décision de partir. Son virus était prêt, plus rien ne le retenait. Annette avait pu contacter le gouvernement grâce à ses conseils, ne restait plus qu’à fuir. Oui, les rats quittaient le navire…
A vrai dire, William était tout simplement terrorisé. Qu’allait-il faire à présent ? On n’allait plus jamais lui confier de travaux à la mesure de son génie, rien ne le garantissait même de ne pas aller pourrir en prison. Si encore on était resté en période de guerre froide, ses services auraient été demandé pour lutter contre les russes, oui mais voilà le gouvernement de l’URSS avait eu la charmante idée de s’écrouler.

L’espace d’un instant, Serguei du recevoir de plein fouet des ondes négatives inconnues…

Du calme…

Les labos étaient noirs, personne ne s’y trouvait à cette heure avancée. Cette nuit, il était rentré dans la chambre de sa fille et l’avait écouté dormir. Voir ce petit corps être soulevé par le poids d’une respiration était quelque chose de magnifique. Il avait eu envie de serrer l’enfant contre lui, de lui embrasser le front, de l’entendre lui parler… Mais Sherry dormait, et son visage affichait malgré tout la moue contrariée d’une enfant en pleine réflexion. Que pourraient-ils faire tous les trois, une fois loin de Racoon City ? Birkin avait essayé de se rappeler de ses rêves d’enfants, mais tout était noir. En avait-il seulement jamais eu ? Ce n’est pas grave, Sherry choisirait pour eux. Sur la pointe des pieds, l’homme était sorti. Annette savait ce qu’elle avait à faire, si jamais les choses tournaient mal.
William ne voulait pas que les choses tournent mal, il voulait rentrer, retrouver sa femme et sa fille…
Il voulait récupérer son virus, fruit de toute une vie, une vie qui n’avait jamais existé et n’était faite que de manques et de fantômes.

Une fois dans son bureau, il avait rangé les précieux échantillons dans la mallette. Puis la porte s’était ouverte, il pouvait les sentir dans son dos, les soldats. Birkin était un être intelligent mais n’avais jamais pu agir de manière réfléchie, joli paradoxe de ce personnage ambigu. Contre ces hommes bien mieux armés, bien mieux entraînés, il avait pointé son propre revolver. Comme s’il avait eu le pouvoir de faire changer les choses.

Annette et Sherry étaient à la maison, il devait rentrer, non ?

« William, arrête de poser tes tasses au bord de la table, tu vas me casser toute la vaisselle ! »

Pardon Annette… Un mouvement trop brusque et sa tasse de café de la veille avait roulé à terre. Une série de tir mit Birkin à terre, la tasse roula à ses pieds. Ah, il en aurait rit !

Annette, regarde… elle n’est pas cassée. Ce n’est plus la peine de faire ton regard méchant, non ? Je peux pas penser à tout…

Le sang coulait, chaud et poisseux. Ses vêtements lui en semblaient imbibés, que le corps humain est donc faible ! Un des soldats l’enjamba pour se saisir de la mallette. Et lui, il faisait quoi pendant ce temps, il crevait ? Une voix dans un émetteur radio, la mission est terminée…

La mémoire est comme une immense villa à entretenir, dans chaque meuble est caché un souvenir, alors si tout tombe en ruine, c’est notre psyché qui s’écroule. Dans son palais de Mnémosyne, un tiroir venait de s’ouvrir pour le ramener en arrière, dans ce même laboratoire… Un soldat venant lui apporter un container : le premier Tyrant véritablement réussi. La voix et le souvenir collaient bien ensemble, était-ce la même personne ? Probable, ce garçon avait pu se rendre compte de la topographie des lieux lors de sa première visite, même si cela datait de plusieurs années. Un laboratoire ne changeait véritablement qu’à l’aide de subventions, et cela faisait bien longtemps qu’ils n’en avaient pas eu d’importantes. Alors non, tout était pareil…

Ainsi, un seul homme apportait dans sa vie d’abord la réussite, puis la défaite ? Alpha et oméga, cela n’avait rien de drôle, alors pourquoi cette envie d’en rire ?

Annette…

Le palais de sa mémoire était devenu labyrinthe, dans les limbes de son inconscience à venir, Birkin s’y égarait. Les souvenirs d’Annette n’étaient rangés dans aucune pièce, il n’avait pas voulu les toucher, ils étaient bien trop précieux et fragiles. Des moments dont il avait peur de se rappeler, mais de quoi se souvenait-il, au juste ? Du bruit de ses pas, de son sourire aussi, même si elle n’avait pas fait cela depuis des années.

N’avait-il pas dit qu’il allait rentrer ?

Qu’il allait emmener Sherry loin d’ici, avec Annette ?

Peut-être pourraient-ils aller au bord de la mer, non ?

Peut-être que lui-même allait juste aller dans la tombe…

Un cri.

C’est le sien… Tout est douloureux, les pensées, le corps, le cœur, tout… Avec lenteur, William se redressa. Il ne pouvait plus bouger le bras droit, son épaule était douloureuse… La chose la plus intelligente à faire, serait de garrotter cela. Les soldats étaient partis se faire évacuer et ‘avaient laissé pour mort. Déchirant sa blouse à l’aide de ses dents, le scientifique réussit tant bien que mal à stopper l’hémorragie nouant maladroitement le tissu sur son bras blessé.

La mer, partir à la mer…

Son siège… Il s’y laissa tomber. Que faire à présent ? Son virus, son précieux virus…

Sa fille, sa précieuse fille…

Il aurait pu partir, quitter les labos et s’enfuir loin d’ici avec Annette et Sherry…

T’inquiète pas Sherry, Maman va t’amener à la mer… Vous serez bien là bas toutes les deux, non ? Peut-être que Papa vous rejoindra plus tard… Sinon ce n’est pas grave, vous ferez les folles entre filles. Ca sera bien, non ?

Le revolver était à terre. Birkin inspira un grand coup et se releva, il allait récupérer son virus, quitte à faire mourir sa création avec lui. Personne n’aurait jamais assez de génie pour reprendre ses recherches, quant à Annette… mieux valait qu’elle s’occupe de Sherry à présent.

Les deux femmes de sa vie…

Il récupéra son arme et pianota sur l’une des consoles un peu plus loin. Dans une des cages du labo, il gardait toujours deux Hunters pour les expérimentations génétiques. A présent elles étaient ouvertes, espérons que cela suffise contre les soldats…

Lui, il allait marcher. Marcher jusqu’à s’écrouler, comme toujours… Il était tout autant en danger que Hunk et ses sbires voir plus. Aucune formation de soldat, l’odeur du sang qui lui colle à la peau…

Mais tout ce qui comptait, c’était la mallette…

Et sa mémoire, sa raison, n’était désormais plus qu’un château hanté où erraient les visages de sa femme et de sa fille, tristes dames blanches aux âmes damnées…

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James Cooper
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MessageSujet: Re: (23 septembre 1998 ~ égouts de Racoon City) Le travail, c'est un alibi, une fuite. (Adret) [PV Birkin]   Sam 12 Juin - 18:46

Si la cause est bonne, c'est de la persévérance. Si la cause est mauvaise, c'est de l'obstination.
[Laurence Sterne]

La guerre allait arriver, c'était plus que probable, rien ne pouvait entraver cette course qui menait inexorablement vers la fin de ce siècle et de ses idéaux. On pourra répéter autant de fois qu'on le voudra que la guerre n'est pas la solution, elle l'est. Il n'y a pas de solution, la guerre est là, une guerre interne, intestine, dont peut-être personne ne prendrait connaissance, mais elle commençait ici et maintenant... Non, elle avait commencé le jour où le Manoir avait explosé à Racoon. Peut-être même avant, qui sait ? Il avait toujours été en état de guerre, ne rien laisser passer au hasard, celui qui n'était pas pour Umbrella était l'ennemi, point barre.

William Birkin était l'ennemi, cette fois-ci, rien d'intéressant dans cet homme, pas de fric, pas de compétences incroyables à l'arme à feu ou à l'arme blanche, pas caché dans un endroit incapable... Non, juste un petit homme ordinaire, un petit bonhomme inutile qui se croyait grand. Aha. Il allait mourir maintenant, comme tous les autres, un travail bien fait... Non, ce n'était pas drôle, il restait des paramètres qui n'étaient pas contrôlés dans cette mission, il avait perdu des hommes,pas que ce soit un facteur d'échec au sens propre, les hommes n'étaient que de la chair à canon.. Des gilets pare-balles capables de sentiments, rien de plus.

Maintenant qu'il n'était plus que le seul être vivant de ces laboratoires, il n'avait plus de bouclier de secours, plus personne à jeter sur son chemin pour espérer fuir les monstres qui avaient étés lancés à leur poursuite... Ou peut-être Birkin ? Mais le gamin... était sensé être mort, vidé de son sang au milieu du laboratoire .. ? Ah ! il aurait dû vérifier avant de prendre les échantillons et s'il le fallait achever le scientifique, les monstres n'avaient pu être libérés d'eux mêmes, normalement.

Rien n'est plus dangereux qu'un homme qui a peur, pas l'arme qu'il tient, pas ses réactions, pas ses cris, mais bien l'homme.. Il n'y a rien de plus irrationnel, rien de plus inattendu qu'un homme qui serait prêt à tout pour survivre, ou dans ce cas ci, récupérer ce qui appartient et qui lui est précieux. Les hommes sont tous les mêmes, ils courent tous à la poursuite d'une envie, d'une conquête, de quelque chose qu'ils ont perdus, sans même prendre le temps de savoir si cela est vraiment important, le plus important de récupérer cet objet au péril de sa vie ou prendre garde et plutôt rebrousser chemin..?

James ne rebroussera pas chemin, il emmènera ces échantillons là où ils doivent l'être, dans les laboratoires Ashford, au péril de sa vie, il n'y a aucune question à se poser, cela coule de source, comme la route qu'il suit, espérant fuir les halètements de plus en plus proche dans son dos, il pouvait entendre et sentir l'écho des cris poussés par les bêtes derrière lui, il savait qu'il devait courir plus vite, mais le corps humain à ses limites et les poussées d'adrénaline également. Il avait suffisamment confiance en ses capacités de tireur... d'habitude, mais... il était dans le noir, une main encombrée par sa mission et dans les égouts..

Il n'y avait plus qu'a espérer... oui, il ne restait que ça pour un homme croyant, pieux. Pour James, il restait des êtres humains autre que lui dans ce labyrinthe, dans ces tunnels, quelqu'un de probablement plus appétissant que lui.

Court... Son souffle commençait à lui manquer à force de courir ainsi, sans pause, sans arrêt, encombré comme il l'était, il avait chaud, il commençait à transpirer. Gouttes, grosses gouttes. Verres opaques. Son casque l'aveuglait, il n'y voyait rien, absolument rien, il devait se fier à son sens de l'orientation, au bruissement de l'eau et à son souffle dans le silence ténu de cet endroit... il pouvait de temps à autre sentir l'effleurement discret et rapide d'un énorme rat ou d'autre chose dont il ne voulait pas connaitre la provenance. Mais que faisait Birkin avec ces pauvres bestioles ?!

Un cri. Un cri lointain, un cri non pas d'un homme mais de quelque chose de bien plus dangereux, quelque chose qui glaçait le sang, qui signifiait mort, désespoir et sang. Non, il n'avait pas peur. Pas de cette chose ! Il ne pouvait pas avoir peur, pourtant son souffle s'accéléra et ses enjambées également, il allait devoir s'arrêter à un moment ou un autre, la sueur lui trempait le front, dégoulinait le long de ses yeux, il fallait qu'il enlève son masque.. Et il rata une marche, ou le tournant, ou quoi que ce soit d'autre et s'écroula dans l'eau courante, la tête la première.

Blanc... puis noir. Noir, noir, noir... eau. Il se sentait paniquer, chercher frénétiquement le rebord, de quoi s'accrocher pour sortir de l'eau ! Sortir ! Par n'importe quel moyen ! Même se jeter dans les bras de la créature, il haletait, s'étranglait, ah ! il était beau, presque sanglotant. Perdu, comme un gamin après un cauchemar... ou plutôt, pendant le cauchemar. Maman, il y a quelque chose dans mon lit, maman, ça me fait peur. Tais toi, gamin, et dors. Tais toi, gamin, et crève.

Il avait lâché la mallette, il l'avait perdu ! Donner de grands coups dans l'eau pour se maintenir et la retrouver, vite ! Donnez moi cette putain de mallette ! J'en ai besoin ! Je DOIS LA DONNER ! LA RENDRE !... Ah ! Oui ! J'ai un échantillon. Non, il est peut-être cassé ?! Sortir de l'eau... Il se noie ! Non. Il touche le fond. Il se mit à gémir comme un gosse... Où est ma mère ? Je veux sortir !

Au bout de quelques secondes de panique il réussit à s'accrocher à la mallette, elle flotte elle, trouver le bord ! ... où est l'arme ?! Où est le pistolet ?! Tout était confus, il sanglotait, il était perdu, l'impression d'être vraiment perdu. L'eau continuait de l'entourer, il se mit à crier... inutilement, personne ne l'entendrait, il était tout seul, ils étaient tous mort. Il allait mourir, là, une proie facile, une cible facile.. Misérable vie, misérable mort.

Il serait peut-être mort étranglé dans ses propres larmes avant d'être retrouvé par l'un des monstres ?! Aucune pensée lucide n'arrivait à lui traverser l'esprit, il n'était plus que terreur. Il sentit quelque chose lui frôler la
jambe, lui attraper le pied, il se mit à se démener, il coula de nouveau, il fallait qu'il enlève ce masque, que quelqu'un l'entende ! Le sorte de là ! Il continuait de s'accrocher à cette putain de mallette, sa seule bouée de secours, continuant ses grands gestes pour trouver quelque chose d'autre auquel s'agripper.

Le bord, oui, le bord, là d'où il venait, mon dieu, oui, le bord, se hisser, merci mon dieu. Je ne pêcherai plus. Merci. Le bord. Oui, pensées confuses, oui, cela était les pensées d'un homme qui se savait content d'être toujours en vie. Il se hissa, sans chercher à savoir où il était, sans penser une seule fois au but de sa mission, à son arme, aux collègues dont les corps flottaient peut-être à quelques mètres de lui. Il se hissa, avec sa bouée. Et entreprit d'enlever son masque, respirer à grands coups, essuyer ses yeux et son nez d'un rapide coup de manche... Haletant, les nerfs à vifs... Et tout lui revint, d'un coup, sa panique, surtout. Il était au milieu d'un environnement hostile ! Il devait partir, faire attention, remettre son masque, son casques, ses protections !

Un bruit, un mouvement, réflexe... Il frappa avec la première chose à sa portée, la mallette, deux fois. Pour être sûr.

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William Birkin
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MessageSujet: Re: (23 septembre 1998 ~ égouts de Racoon City) Le travail, c'est un alibi, une fuite. (Adret) [PV Birkin]   Lun 28 Juin - 15:47

In 24 hours they'll be laying flowers on my life,
It's over tonight
I'm not messing no
I need your blessing and your promise to live free
Please do it for me

La douleur, il fallait l’oublier, c’est tout. Ne plus y penser, ça fait mal, ça donne envie de pleurer mais… et alors ? La folie empêchait les larmes, du moins les siennes. Birkin n’avait plus envie d’être sain d’esprit, plus envie de penser à la main blanche d’Annette pour attraper la sienne et le retenir quelques instants. Quant au sourire de Sherry, que sa fille l’offre a des plus méritants. Qu’elle grandisse, oui qu’elle grandisse à la place de son père. Lui n’était jamais resté qu’un éternel enfant ayant peur de tout et se cachant du monde derrière des capacités qu’on disait géniales. Qu’elle grandisse et fasse quelque chose de sa vie. Lorsque l’on regarde le ciel, ce que l’on ignore c’est que la lumière qui nous parvient des étoiles provient d’astres déjà morts. Ainsi avait été William Birkin, une étoile éteinte depuis trop longtemps mais dont l’éclat, avec les années lumières jusqu’à la Terre, parvenait encore aux hommes.
Le scientifique n’avait jamais aimé regarder les étoiles, savoir une galaxie au dessus de sa tête l’étouffait. Il s’était senti chez lui dans les sous sols de Raccoon, plus encore que dans le manoir Spencer. Ici il n’avait pas eu à subir Marcus ou bien Wesker. Non pas que ce dernier l’ai jamais stoppé une seule fois dans ses recherches, mais avec son désir d’incompréhension chronique du monde, l’autre homme l’avait souvent étouffé plus que de raison. Non, le laboratoire de Raccoon était bien, un espace tellurique, un ventre maternel pour porter ses créations en gestation et pour le faire non pas naître, lui, mais mourir.

Chaque pas lui arrachait un gémissement douloureux. Dans un flash, il revit l’armoire de la sale de bain chez eux, le second tiroir où étaient rangés les cachets pour le crâne. Pourtant, d’habitude il ne se souvenait jamais où était rangé quoi que ce soit dans la maison. Annette l’avait même surpris une fois à regarder si la salière n’était pas dans la commode de la chambre.
La maison, cette maison impersonnelle et pas vraiment décorée si ce n’est par quelques dessins de Sherry accrochés à la porte du frigo et qu’il n’avait jamais vraiment prit le temps de regarder. Ca lui manquait. Il voulait rentrer.

Mais il voulait son virus aussi. Docteur William et Mister Birkin ! Non, il n’avait pas de double personnalité…Il n’avait pas de personnalité tout court ! Pire que Wesker. Oh oui, bien pire… Il était humain, lui. Son péché n’en était que plus grand. Il n’était même pas maléfique, ça au moins ça aurait été un trait de caractère. Non, il n’était rien, absolument rien. Un paquet de viande à présent assez bien déchiqueté et une obsession, c’est tout. Que ferait-il donc avec son virus ?

Reprendre ta vrai forme…

Ca serait tellement simple de prendre une seringue et de s’enfoncer un échantillon dans les veines. Tellement simple de laisser sa création prendre le contrôle de tout. Oui…

Un ricanement

Qu’elle cesse de le contrôler de l’extérieur pour enfin le faire de l’intérieur.

Enfin perdre son semblant d’humanité. Ce n’est pas comme si il avait quelque chose pour le retenir. Annette, Sherry ? Des noms. Avaient-elles seulement existé ou bien son esprit fiévreux lui inventait une vie aux portes de la mort ?

Marcher, marcher encore et toujours. Poser un pied devant l’autre, cela n’avait rien de compliqué. Comme un automate qui refuse de s’arrêter, mais le mécanisme est impitoyable, lorsque la clé dans son dos cessera de tourner, ce sera la fin.

Enfin il s’écroula. Un peu plus loin de lui, HUNK détruisait le dernier Hunter à coup de mallette réfrigérée. William releva la tête. Le masque à gaz, tout comme la distance, l’empêchait de regarder son ennemi dans les yeux.
Qu’importe, oh qu’importe ?!

Peut être juste se laisser mourir un petit peu, l’homme avait envie de silence. Un silence pur sans rien pour se cacher derrière.

Tiens, finalement William avait trouvé ce qu’il aurait fait, s’il était sorti du laboratoire. Il aurait emmené Sherry en Floride. A Disneyland. Faire les manèges, les trains fantômes et manger de la Barbe à Papa. Beaucoup de Barbe à Papa. Il se souvenait qu’il adorait ça. Et puis le soir, tous les trois avec Annette, ils auraient regardé le feu d’artifice avant de rentrer. Un grand feu qui explose partout avec pleins de couleur. Sherry serait sur ses épaules pour bien voir. Ils seraient ensuite rentrés en voiture, la petite dormirait à l’arrière et lui les conduirait à l’hôtel, ou bien dans la petite maison qu’ils auraient pu louer. La main d’Annette se serait juste posée sur la sienne, là, sur la boîte de vitesse.

C’est tout….

Et cela ne se fera jamais. Oh bien sûr, Annette et Sherry pourront y aller à deux, mais Annette ne voudra jamais monter dans les montagnes russes avec Sherry, et qui porterait la petite fille pour qu’elle puisse bien voir le feu d’artifice ?

Se redresser un peu, oui juste encore un peu. A genoux. Un troupeau de rat passa à côté de lui…Ils laissaient des empreintes bizarres sur le sol. Comme s’ils avaient marché dans un pudding violet. Pas un pudding, non… les tubes à essais brisés de posés sur son bureau. Birkin se mit à rire.

Oh Annette, prends Sherry et va t’en. Allez voir Dingo, Mickey et Donald, c’est ce qu’il y a de mieux à faire

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MessageSujet: Re: (23 septembre 1998 ~ égouts de Racoon City) Le travail, c'est un alibi, une fuite. (Adret) [PV Birkin]   Mar 17 Aoû - 22:01

This was a triumph
I'm making a note here
HUGE SUCCESS
It's hard to overstate my satisfaction
We do what we must because we can
For the good of all of us except for the ones who are dead
But there's no sense crying over every mistake

Boum. Boum. Boum. Boum... Son cœur continuait de résonner dans ses oreilles. Boum.... Boum... Le rythme effréné de sa course se calmait doucement pour reprendre la douce mélopée habituelle et si monotone des battements de son petit cœur. Boum..... Boum..... Calme toi petite chose, il n'y a plus rien à craindre, oui, plus rien. Le monde ne t'aura pas aujourd'hui, ni demain. Le destin est un farceur, mais tu n'es pas la victimes de ses farces en cet instant. Boum... Boum.. Oui, tout doux. Continue comme ça mon beau, mon doux. La main sur le cœur, James lâcha la mallette réfrigérée et chancela en arrière, petits pas par petits pas, haletant. Il l'avait frappé. Il avait frappé cette chose, ce... truc. Une sorte de lézard à ce qu'il pouvait en voir derrière ses verres épais. Dieu qu'il détestait ce masque à gaz, oh oui, il le détestait. Pas par le fait qu'il soit si impersonnel et faisait des groupes de l'USS des rassemblements uniformisés de masques à gaz avec une espérance de vie plus ou moins courte.

S'il avait eu un tant soi peu de bon sens d'une personne lambda, il serait partie en courant en voyant la chose devant lui, il n'avait pas pu la tuer d'un... de deux coups de mallette réfrigérée. Mais la chose ne bougeait plus, ne semblait plus pouvoir faire aucun bruit et d'avoir dans ses projets immédiats de faire de James son casse croute. Mais aucun risque n'était à prendre, il aurait fallu vérifier qu'elle était bien morte et au pire la tuer une deuxième fois. Mais il eu beau tâtonner dans ses poches, il ne trouva pas la moindre trace de son pistolet et il avait abandonné depuis bien une heure son encombrant pistolet mitrailleur à l'un de ses subordonnés... sans munitions. Il n'allait pas tenter le diable à déchiqueter la peau épaisse de la chose au couteau et lui lancer des grenades ou des cartouches de munitions serait le summum de la bêtise. Dans l'un des côtés il ne survivrait pas à la déflagration en étant aussi proche et de l'autre... c'était juste stupide, voyons.

Malheureusement, tant qu'il ne serait pas certain que la bestiole était morte et que toutes menaces étaient écartées, il ne pouvait se permettre de bouger et de manifester sa présence à la créature... Et qui sait ? La seconde n'était peut-être pas loin, car il était peu probable qu'elle soit morte, du moins, espérait-il qu'elle le soit.. Il n'avait pas eu de nouvelles de ses coéquipiers depuis... depuis qu'il avait fermé toutes les communications avec les autres, à vrai dire. De toute façon, s'ils étaient encore en vie, ils savaient où était le point d'extraction. Mais pour plus de sécurité, il remit en route les communications et fixa d'un oeil morne l'obstacle qui lui faisait face.

Certes...

Comment allait-il fait pour enjamber cette chose, aussi morte qu'elle semblait être, elle ne semblait pas être prête pour faire un beau tapis de sol. Même, ce serait d'un mauvais goût affligeant d'en faire un tapis de sol... Mais il faudrait bien qu'il passe de l'autre côté de cette chose, il n'était pas question de retourner sur ses pas et risquer de se retrouver face à face avec le jumeau du supposé cadavre devant lui, il n'avait qu'une envie, arriver au point d'extraction et quitter cet endroit putride et humide. Une colonie de rat lui frôla les jambes et raviva sa concentration déjà à fleur de peau. Il devait bouger, rester au même endroit trop longtemps était du suicide pur et simple. Il récupéra la mallette qui était tombée sur le côté pour remarquer qu'elle était déjà bien enfoncée sur le côté. C'est que ces choses ont le crâne dur..

La mallette dans une main, son casque dans l'autre, il s'avança d'un pas qui se voulait rassuré vers ce qui était le responsable des morts de ses ex-collègues. Un pied devant l'autre, ne pas flechir, ne pas avoir peur de cette chose, ne pas avoir peur de la mort, il n'y avait aucune raison d'avoir peur de la mort, elle venait quand il était le moment, il n'y avait donc rien à craindre de ce côté là, n'est-ce pas ? Une grande inspiration, il balança son casque sur la chose... qui rebondit et alla se perdre plus loin. Pas un tressaillement, juste le bruit du métal qui heurte le béton, puis plus rien. Juste sa respiration, le bruit de cette respiration lourde à travers le filtre de son masque à gaz.

La créature devait être morte, oui, elle l'était. Sinon... sinon il était mort, et tout cela ne voudrait plus rien dire. Un pas après l'autre, il se rapprocha de ce qu'il avait tué à coups de mallette réfrigéré et posa son pied dessus pour vérifier qu'il était bien stable, pas question de refaire un tour dans l'eau nauséabonde des égouts, pas question, non ! Il se hissa sur les écailles poisseuses de sang, sentant des choses craquer sous son poids, et il dégringola de l'autre côté, atterrissant sur le fessier. Se relevant rapidement avec toute la dignité qui lui restait, il scruta le couloir à la recherche de son casque, à défaut d'avoir d'autres armes, autant y aller à la bourrin.

Tout ce qu'il vit fut... un mur. Un beau mur de pierre. Avec de l'eau qui passait en dessous. Da.... Et pas de trace de son casque. Maintenant qu'il n'avait plus d'arme, il n'avait plus non plus de casque. Plus de CASQUE ! Il se serait arraché les cheveux, lui et sa stupide stupidité d'idiot de... Bref. Rester calme, ne pas détruire le mobilier. Et retour en arrière, rebelote de l'escalade de Lezardman. Et retour en arrière où il était sortie de l'eau. Le casque flottait peut-être dans l'eau à côté.. Et il devrait penser à remettre son masque à gaz, les cheveux coincés dans les sangles n'étaient pas pratique.

BREF. Il se remit en route, dans l'intention de refaire en sens inverse les kilomètres qu'il venait d'effectuer au pas de course et peut-être retrouver des restes de ses collègues et/ou ses affaires. Il aurait l'air fin face au retour de Lezardman avec sa mallette réfrigéré et son couteau.. Il ne pourrait même pas foutre quelques coups de boules.. Il était juste... perdu, perdu, perdu, perdu. Il avait fait n'importe quoi, réfléchir, petite tête, réfléchir, ne pas faire n'importe quoi, non, réfléchir.

Alors qu'il rebroussait chemin de manière à voir ce qui trouvait le long des murs, il aperçut une chose. A quatre pattes. Avec une blouse ensanglantée. ... Oh, une connaissance. Qu'est-ce qu'il faisait là, lui ? Et la loque humaine se mit à rire, à rire... Bloody hell..... Il ne le regardait même pas, que faisait-il là, lui ? N'aurait-il mieux pas été dans son bureau, loin de toute cette agitation et des monstres qu'il venait de lancer ? Il avait lancé les monstres... il avait détruit son équipe, le bien de sa mission !

Quelle surprise, docteur Birkin. Vous ne pouviez pas crever tranquillement dans votre laboratoire sans faire d'histoires ?

Planté devant lui, il lâcha la mallette et le tira par le col de sa blouse pour le redresser et le tenir face à lui. Oh, le frapper serait jouissif, mais ce n'est pas comme s'il regrettait ses hommes, ils n'étaient rien du tout, plus bas même que ce docteur de pacotille. Oh, il allait pouvoir rire le Birkin, oui, il allait pouvoir rire quand les Ashford feront de lui ce qu'ils voudront. On paye de sa vie ou on fuit, les règles du jeu sont simples, docteur. Si simples. Il ne le frappa qu'une fois, en plein nez, le poing bien fermé.

Qu'est-ce qu'étaient ces créatures, Birkin ?

Toujours le ton impersonnel de conséquence, amplifié par le masque à gaz, oui, vas-y, dis moi ce qu'étaient ces choses, explique moi avec fierté tes petits monstres, comme le ferait un père devant sa progéniture, tu ne mérites que mépris, père de génie, savant de pacotille. La vie pour toi ne sera plus que douleur et pertes sanglantes, tu ne seras plus rien, plus rien du tout. Tu étais le maître, les rôles sont inversés, tu es le fou, le pion, et je suis le cavalier. Sors moi tes plus beaux atouts, tes plus beaux coups. Fais moi mal, vas-y. Ne regrette aucun coup, car je ne regretterai pas les miens.


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MessageSujet: Re: (23 septembre 1998 ~ égouts de Racoon City) Le travail, c'est un alibi, une fuite. (Adret) [PV Birkin]   Dim 22 Aoû - 21:18

The future doesn’t pass
And the past won’t overtake the present
All that remains is an obsolete illusion
We are afraid of all the things that could not be
A phantom agony

La douleur était une chose que William n’avait jamais pris le temps d’exercer sur lui-même. Il n’avait pas eu conscience également de l’infliger à d’autres, les projets scientifiques ne font pas mal.
Il arrivait parfois que l’homme se coupe avec un scalpel, voir une feuille de papier. Wesker ou Annette, il avait toujours eu une de ces deux personnes à ses côtés pour au moins lui mettre un pansement. Mais là, ce n’était pas comme s’égratigner, non. Ca vidait la tête, ça épuisait, ça attristait et ça effrayait…. C’était comme une pince pour l’enserrer jusqu’à le couper en deux. Il hoquetait, parvenant à peine à respirer Quand était-ce déjà, que son esprit avait sombré dans un noir pareil ? Alexia…Oui, avec Alexia il avait souffert. Birkin s’en souvenait, une douleur différente, morale. Laquelle préférait-il ?

Alexia, tu es morte…

Un chuchotement étouffé, comme un exorcisme. Fiévreux, épuisé, Birkin pensait-il que la gamine surdouée lui envoyait cette réminiscence de douleur depuis sa tombe ? Absurde… Mais Birkin croyait à l’absurde. Ce n’était rien de plus que le mauvais tour d’une enfant idiote, parce que si c’était plus grave que cela, Albert ou Annette seraient à ses côtés.

Pas vrai ?

Là, il était tout seul, alors ses problèmes pouvaient se régler facilement. Il suffisait de réfléchir, ce qui était tout à fait dans les cordes de William. Réfléchir à l’apocalypse….

Il était tombé, il gisait à terre, presque déjà un cadavre. Et personne ne le relevait évidemment. Wesker était mort quelque part dans l’ancien manoir Spencer et Annette était à la maison avec Sherry.
Qu’est-ce que c’était, son dernier souvenir de la maison ? Le bruit de la pluie battant au carreau, le tic tac de la petite horloge dans la cuisine, celle absolument ignoble en forme de chat avec les pupilles des yeux qui bougent en même temps que la queue. Ils l’avaient pris pour la chambre de Sherry au départ, une chambre d’enfant. Finalement, l’horloge s’était vu rétrogradée par un radio-réveil et avait atterri dans la cuisine. La cuisine où, solitaire, sa fille se préparait des sandwichs pour l’école. Pain et beurre de cacahuète le plus souvent, elle aimait bien ça.
Demain, Sherry ne se lèverait pas. Peut-être errerait-elle hagarde dans les rues de la ville, morte mais vivante pourtant, le corps nécrosé. Peut être serait-elle à l’arrière de leur petite voiture, à regarder le paysage par la fenêtre. Un bout de ciel bleu entre deux nuages.

Les rats emportaient son virus, son secret. Les rats le volaient avec beaucoup plus d’efficacité encore que l’USS, et ils allaient répandre cela de par la ville, de par le monde. Birkin voulut hurler, mais sa gorge abîmée ne laissa filtrer aucun mot. Juste un geignement. Alors enfin, il se redressa complètement.
Juste quand une main le saisit par le col.

Le masque à gaz lui faisait face, Son reflet le regardait depuis les verres teintés, il avait vraiment l’air moribond.

Un poing s’abattit sur son visage. Il supporta le coup et pensa à Wesker. Sans qu’il n’y ait vraiment de sympathie entre eux, l’homme l’avait toujours protégé contre une quelconque forme de violence à son égard. Là il avait mal, très mal…alors cela voudrait dire que Wesker viendrait arranger cela depuis le pays des morts, c’est tout. Parce qu’il ne pouvait en être autrement. Il leva les yeux vers le plafond. Albert ne descendit pas du ciel. Peut être avait-il un empêchement ?

Mes créations, celles de mon virus… des armes biologiques on ne peut plus dangereuses….

Et incontrôlables.

On se voit en Enfer…

Une voile d’encre se déversa sur lui. Ce n’était pas qu’il ne voyait plus rien, mais qu’il n’ETAIT plus rien. Rien qu’un pauvre corps évanoui. Alors, c’est comme ça qu’il allait mourir ?

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merci à Jill pour les icônes
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James Cooper
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MessageSujet: Re: (23 septembre 1998 ~ égouts de Racoon City) Le travail, c'est un alibi, une fuite. (Adret) [PV Birkin]   Lun 23 Aoû - 23:24


Their tears are filling up their glasses
No expression, no expression
Hide my head I wanna drown my sorrow
No tomorrow, no tomorrow
And I find it kind of funny, I find it kind of sad
The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
I find it hard to tell you, I find it hard to take

L'homme ne le voyait pas, trop perdu dans ses pensées, l'homme ne le voyait pas, trop perdu dans sa douleur. Tout ce qu'il réussit à faire ce ne fut que geindre, oui. Un homme blessé, sans conscience, un animal prit au piège. Il connaissait la douleur, il savait ce que cela faisait, James se contenta de le toiser. Il n'avait rien, cet homme. Y'avait-il quelqu'un pour l'attendre, chez lui ? Une femme, un gosse ? Tout laissait à croire que non, aucun signe d'un enfant, tout du moins. Il s'accrochait à son virus comme son seul ami, la seule chose qui fasse un lien entre le monde réel et lui, son bijou, son œuvre, son enfant, son bébé.

T'sch. Votre virus n'est pas bien solide.

Même s'il avait perdu toute son équipe sur le coup.... Ils n'étaient juste pas prêt à combattre contre de telles choses, encore cinq ou six morts et certains prendraient le coup, ou sauraient utiliser leur petite tête pour faire de la bouillie de ces saloperies. Et puis, il ne devait pas y en avoir beaucoup d'autres, Birkin les aurait toutes relâchées. Et puis, elles étaient à l'image de leur créateur, risibles, faibles et extrêmement nuisibles. Des trucs qui n'avaient qu'à rester dans les égouts, ensemble.

C'est cela, oui.

Pas comme si James allait mourir, il ne pouvait pas mourir ! James avait toujours rejeter l'annonce de la mort, ce n'était pas dans ses projets de crever, de clamser comme tous les autres, il n'allait pas mourir, il ne pouvait pas. Ce mot ne voulait rien dire, il était creux, il sonnait creux. Il laissait les gens creux. Il ne voulait pas être un nom dans un rapport, sur une pierre tombale. Il voulait plus que ça, il voulait vivre, il se refusait de mourir. Il était le Peter Pan de la mort. Il ne vieillirait pas, il ne mourrait pas.

Le corps du médecin sombra doucement dans les vapes. Mou, inutile et avec un air d'adolescent qui avait trop vite grandi. Il lâcha l'homme, le regarda doucement s'écrouler sur le sol avec une sorte de mépris souverain et se mit à ricaner. Ah ! qu'il était beau le scientifique. Il l'aurait bien emmené avec lui, une prise de choix de plus pour les Ashford, mais il n'avait ni le temps ni l'envie de trimballer un poids lourd en plus vers le point de ralliement. Le bon docteur Birkin mourrait là où il avait vécu, inconnu du public, prêt de sa créature. Ainsi finissait l'un des plus grands scientifiques de ce siècle, méconnu à jamais.

Il reprit la mallette réfrigérée, tira le corps le long du mur suintant... et dans un élan de bonté, le plaça en position assise avant de repartir, ne jetant pas un regard en arrière. S'il était suffisamment rapide, il arriverait à sortir des égouts pendant qu'il faisait encore nuit et personne n'aurait vent de son passage, à part quelques rats et six cadavres. Il fallait juste presser le pas, sortir au grand air et attendre l'hélicoptère qui viendrait le chercher pour ramener ce qui restait des échantillons à bon port. Ce qui était le cas de le dire si on parlait de l'île des Ashfords. Une mission comme les autres, des morts, des oublis, des souvenirs. Et un putain de rapport à écrire sur la mort de ses coéquipiers.

Ce n'était pas qu'il n'avait pas d'imagination, enfin... si, un peu, mais devoir justifier la mort de ses coéquipiers et faire disparaitre toutes les traces de ses meurtres à lui (voir faire tout simplement disparaitre les gens) n'était pas de tout repos. Il aurait très bien pu faire disparaitre Birkin tout simplement, comme tous les autres, mais il n'avait ni le temps ni l'envie de devoir expliquer la disparition du scientifique et devoir convaincre ses supérieurs que, oui il était bien mort et non il n'était pas partie en Amérique du sud/Afrique/Europe ou tout autres lieux qui auraient pu accueillir un scientifique de génie pour le protéger et le laisser développer des armes de destruction et des virus.

La première échelle qu'il rencontra fut la bonne... et même si elle ne l'était pas il se serait arrangé pour qu'elle le soit, passants ou pas. Heureusement pour lui, du fait qu'il fasse nuit, peu de gens trainaient dehors en cette heure sombre et avancée de la nuit, une ou deux voitures passèrent sur la route, un petit groupe un peu plus loin qui ne chercha pas à l'arrêter et il avait déjà disparu dans les ruelles sombres de Raccoon City, vers le toit du commissariat. Vers son point d'extraction.

23 septembre 1998 ~ Raccoon City


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(23 septembre 1998 ~ égouts de Racoon City) Le travail, c'est un alibi, une fuite. (Adret) [PV Birkin]

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