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 1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)

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Albert Wesker
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MessageSujet: 1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)   Jeu 15 Avr - 22:15

Grand silence, alors que ses pas résonnaient entre les murs du Palace. Les murs couverts de peintures et de têtes blondes semblaient le suivre, lançant leurs regards réprobateurs, presque haineux et toujours hautains au travers de l'immense couloir. Les pièces se succédaient, toutes pareilles, les meubles identiques le toisaient, et pire encore, personne ne se montrait. Il y avait pourtant des années que "Princesse" Alexia avait trépassé ! Comme si les murs avaient conservé les traces de sa supposée agonie, ils étaient encore en deuil de leur maitresse adorée.

C'en devenait risible. Il eut la soudaine envie de s'enfuir de cette île, attiré brusquement par la paperasse qui l'attendait à Raccoon. Mais c'était sans compter sur sa rigueur. Il avait été envoyé ici pour une raison ridiculement simple et il ne comptait pas tourner les talons pour si peu. Sinon, Sergei en profiterait pour lui demander des explications, ou pire encore, il enverrait un de ses sbires, peut être même oserait-il mander l'insupportable Nicholai. Et puis ça ne lui coûtait rien, après tout, d'aller faire un tour au Centre d'Entrainement nouvellement construit (nouvellement se discutait, il avait tout de même 3 ans). Aller encourager les mercenaires...la blague.

De nouveau dehors, abandonnant toute possible rencontre avec Alfred Ashford l'esseulé (qu'il meure, seul sur son île, tiens.), Wesker se dirigea vers le fameux Centre. Un peu en contrebas par rapport au Palace, il faisait figure de prison avec ses immenses remparts grisâtres et ses barreaux partout. Pourtant, la sécurité devait y être enviée, et l'USS était apparemment particulièrement fière de ses nouvelles recrues...C'était d'ailleurs sa seule motivation. Peut être comprendre ces mercenaires aussi. Pire que des mercenaires, ces agents. Comment pouvait-on se vendre, oui, se vendre littéralement à Umbrella ? Il fallait être fichtrement naïf, ou alors totalement fou. L'un ou l'autre, c'était angoissant. A ce rythme là, Umbrella pouvait acheter la Terre entière...

Il ne se délecta pas longtemps de la vue, perché bien au dessus de l'océan agité, et continua jusqu'au Centre. Les entrées étaient fermées, et aucun garde ne s'occupait de trier les visiteurs indésirables. Ils ne devaient, de toute façon, pas en recevoir beaucoup. Quelques rats, une chauve souris ou deux, Alfred Ashford et peut être un touriste excentrique par an...(qui disparaissait mystérieusement, certainement)... pas une compagnie très agréable, ces pauvres gens doivent être payés une misère et devenir complétement malades en un rien de temps. A l'image de leur commandant, cela dit. Voilà ce qu'était Rockford, un îlot de solitude. Il s'étonna presque qu'on ne l'y ait pas confiné, juste pour l'ironie.

Cessant tout sarcasme intérieur, il entreprit de faire le tour du bâtiment. C'est sur une sorte de terrain d'entrainement qu'il atterrit alors. Étrangement, il n'y avait personne, sinon une forme indistincte (maudite vue) un peu plus loin. Elle ne semblait pas très agitée, pour un futur agent de l'USS (il avait toujours trouvé ces gens trop angoissés pour leur propre bien). Puis la forme s'approcha, s'approcha, un peu plus encore, et la forme devint homme.
Traduction: un peu de compagnie

Il s'en sentit presque soulagée. Tout est dans le presque.

Spoiler:
 

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James Cooper
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MessageSujet: Re: 1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)   Ven 16 Avr - 20:14

De nos jours la compétence ne suffit pas, le génie encore bien moins ; il faut se vendre.
[Andrée Maillet]

Umbrella... Pour beaucoup, ce nom ne désignait rien d'autre que la grande firme pharmaceutique et ses produits vendus à la majorité du monde. Pour d'autres, c'était bien plus, on travaillait pour Umbrella, on tuait pour Umbrella, on faisait bien des choses pour Umbrella. Et probablement pas de plus catholiques. Cela était comme n'importe quelle organisation, le grand public n'avait pas besoin de savoir, juste de voir la belle façade et les produits proposés, pas d'arpenter les bas fonds et voir le contenu des poubelles. Bien sûr, certains se posaient des questions, mais il y avait toujours un moyen de faire taire. A quoi servirait d'autre le bras armée d'une société pharmaceutique ? Oh, à bien des choses, mais chut. Il était aussi dangereux d'en parler que d'y travailler. Quoi que... Après tout, on disait souvent que les morts étaient courant pour les recrues de la société. Il ne fallait juste pas écouter et avancer, piétiner les cadavres, marcher et enjamber par dessus pour survivre, il le fallait, rien n'était vraiment important après tout. On survit, on vit, les uns avec les autres, mais au final, on n'a pas vraiment besoin d'eux.

James avait presque toujours pensé comme cela, et cela ne plaisait pas à tout le monde, on lui signalait souvent depuis son enfance, s'intégrer aux jeux et jouer en équipe, penser aux autres, aider les autres, il devait surtout apprendre à être hypocrite et s'inculquer le bon idylle américain comme quoi mourir pour sa patrie et ses 'amis' était la meilleure idée d'une belle mort. Non, cela ne lui plaisait pas, l'individualisme était bien plus productif en départ, bien sûr, certaines choses devaient être fait en collectif, bien sûr il fallait s'adapter aux situations de groupes, penser aux coéquipiers pour mener à bien certaines choses, mais qu'on ne vienne pas empiéter sur son territoire, c'était la seule chose qu'il souhaitait. C'est pourquoi, il préférait rester après les autres lors des entraînements, être dehors lorsque les autres étaient à l'intérieur. Vivre en communauté était assez dérangeant quand on y pensait, surtout en communauté restreinte d'hommes sans possibilité d'évasion quelques temps pour respirer, on y était apte à cultiver sa folie sous la houlette d'un maître du genre, Alfred Ashford. Celui-ci venait de temps en temps les voir ou leur parler mais la plupart du temps restait dans sa 'haute tour d'ivoire', éloigné de tout et de tout le monde.

James s'était éloigné des autres, aujourd'hui comme les autres jours, les autres devaient être en train de manger, sur un autre terrain ou faire des choses qu'il ne voulait pas savoir. Accroupi sur le terrain, une clope entre les lèvres, il se contentait de fixer dans le vide, espérant que pour une fois, personne ne viendrait lui tenir compagnie. Il n'envoyait pas paître, mais on ne peut pas dire qu'il appréciait qu'on vienne l'embêter lorsqu'il fumait dans un coin suffisamment isolé pour espérer ne pas être dérangé. Fixer la fumée s'envoler, l'embrun salé de la mer et entendre le bruit des vagues qui s'écrasent contre les rochers... Oui, ce serait un bon endroit pour être tout seul, mais impossible pour lui, il ne pouvait pas s'approcher des récifs, non... Il risquerait de tomber dans l'eau et de s'y noyer. Il ne savait pas nager, il pouvait agiter les bras pour se maintenir la tête hors de l'eau, oui, mais... il ne pourrait probablement pas retourner vers les rochers avec une telle houle et surtout tout seul.

Une forme au loin qui s'approchait, pas celle d'une nouvelle recrue ou d'un plus vieux du centre ou un véritable agent de l'USS, non, celui-là avait une démarche bien trop sûre de lui, des habits qui ne collaient pas avec ceux utilisés sur l'île et surtout il portait des lunettes de soleil alors que le ciel était nuageux au possible. Avec un soupir, il se releva en essuyant ses mains pour enlever le gravier qui s'était incrusté dans ses paumes, laissant de petites marques rouge légèrement irritées. Prenant la cigarette entre son index et son majeur, il se dirigea vers l'endroit où arrivait l'étrange blond, un touriste influent ? Non, probablement pas, il aurait eu d'autres marques distinctives que des lunettes de soleil. Collant un sourire sur ses lèvres, les yeux légèrement plissés par une éclaircie, la clope au bec, il marcha à la rencontre de l'homme, inutile de courir, et pour faire quoi ? Il ne le connaissait pas et n'avait pas l'intention de marquer du zèle à aller lui parler pour récolter quelques bon points. Tant qu'il ne s'agissait pas d'un Ashford ou d'un supérieur, il ne courait pas, ne manifestait rien d'autre qu'un intérêt poli et d'un petit sourire qui cachait bien des pensées.

Son rythme de marche allait en décroissant au fur et à mesure qu'il s'approchait de l'homme qui restait en hauteur par rapport à lui, légèrement plus grand que lui à vu de nez, mais rien n'était moins sûr, il était légèrement aveuglé par le soleil qui illuminait le crâne du blond en face de lui, comme un halo qui l'enveloppait pour lui faire comprendre qu'il lui était bien supérieur quoi qu'il en paraisse. Arrivé à une demi douzaine de mètres de celui-ci, il cessa complètement sa marche.

Que puis-je faire pour vous, monsieur... ?

Fumée qui s'envole juste après ses paroles, contraste avec ses paroles , il n'avait aucunement envie d'aider cet homme, quel qu'il soit, mais la vie lui avait appris qu'il valait mieux être soumis et servile tant que l'on n'était pas la personne en hauteur. Un léger sourire, nouvelle aspiration, toujours en dessous. Oui, toujours en dessous par rapport au monde entier. Cet homme avait quelque chose de plus, une sorte de charisme naturel, un maintien militaire, quelque chose qui incitait au respect et à l'ordre, probablement quelqu'un d'influent, quelqu'un de connu et qui savait qu'on lui obéirait.
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MessageSujet: Re: 1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)   Lun 19 Avr - 22:56

Spoiler:
 

Un homme n'est pas malheureux parce qu'il a de l'ambition, mais parce qu'il en est dévoré.
[Montesquieu]


Généralement, un humain porte un ou deux accessoires. En moyenne ces accessoires sont portés uniquement en hiver, ou pour des occasions particulières. Souvent, il s'agit de gants, ou alors de bonnets. Rarement, ils ont une valeur décorative. Cela explique en outre le cruel manque de couvre-chefs ou encore de bijoux en cette décennie. On n'en a plus le temps, cela coûte bien trop cher ou tout simplement, c'est passé de mode. On préfère apporter du soin à son corps. Ainsi, les ventes de maquillage ne cessent d'augmenter, ainsi que le nombres de chirurgies esthétiques. Les perruquiers, eux, meurent de faim tandis que les coiffeurs se frottent les mains. Et alors ? Ainsi va la vie, il y a un temps pour tout et chaque mode va, vient, comme bon lui semble, au gré des envies humaines, tout simplement. Il n'y a franchement pas de quoi en faire un plat.

Mais voilà. Il y avait quelque chose d'universel chez les humains, peut être même la seule chose que tous avaient en commun: on se méfiait des lunettes de soleil. Oui, évidemment, ça parait idiot, mais rien n'est plus véritable. Un individu peut paraitre aussi innocent qu'un jeune Candide, s'il porte des lunettes teintés, c'en est terminé de sa couverture. On peut le comprendre, ceci dit. Que cache-t-on dans nos pupilles ? Nos émotions, essentiellement. Un homme qui en porte en permanence ne peut sembler que suspect aux yeux de la masse populaire. D'ailleurs, cela lui allait bien, il avait ainsi un excellent prétexte pour fuir les foules grouillantes. Ce qui était amusant, présentement, c'était que ce quidam, tout de noir vêtu, n'avait pas haussé un sourcil en le voyant ainsi affublé. Il avait à peine considéré ses lunettes, son allure royale, mais n'avait pas paru suspicieux. Simplement curieux.

La situation était tout de même gênante. Il n'avait aucune raison précise qui justifierait sa présence sur l'île. Il aurait préféré passer l'après-midi avec Alfred plutôt que devoir occuper un parfait inconnu. En plus de ça, il suffisait qu'avec sa poisse habituelle, il s'agisse d'un curieux. Il le voyait d'ici tiens... "Pourquoi des lunettes, vous avez vu le temps qu'il fait un peu !" ou encore "Mais c'est un centre d'entrainement ici mon petit monsieur, vous comptez faire bronzette ?" "Vous avec Umbrella ? Ah, ça m'étonnerait, vous avez pas le look d'un scientifique !". Vraiment, il ne tenait pas à faire une nouvelle rencontre, surtout pas ici. Enfin, il s'agissait d'ordres, et bien qu'il eût préféré la fuite, il n'avait plus vraiment le choix. Il se voyait mal retourner aux laboratoires sans rapport. Vladimir allait encore le questionner pour les deux ans à venir et William ne pourrait s'empêcher de pouffer continuellement deux semaines durant.

Que puis-je faire pour vous, monsieur... ?


La voix de l'homme était professionnelle à outrance, presque trop. On y décelait oh, peut être une once infime d'agacement, mais rien de plus. Pas d'énervement, une platitude absolue, un calme transcendant, une froideur paradoxalement agréable. Il se surpris à l'envier de jouir d'une telle capacité d'adaptation. Cet homme refoulait le talent, mais surtout la force de caractère. C'était une chose rare; il faisait parti de ces gens réservés et discrets qu'on ne remarque aucunement mais qui font les meilleurs et les plus étonnants agents secrets. Des gens rares car capables de dignité et d'honneur dans toute situation, et surtout, plus que tout, d'une modestie exacerbée. Oui, on décelait tout ça dans la voix du futur agent. C'était enviable, vraiment. Cette manière particulière de communiquer: faire comprendre que l'on est agacé mais rester poli et calme. Ne pas mépriser, ne pas renvoyer brutalement, faire penser à l'interlocuteur manquant d'esprit que sa présence est appréciée. Lui même en était bien incapable.

Il toisa l'homme, tentant en vain de ne pas paraitre hautain ou glacial, mais plutôt neutre et attentif. Il ne parvint pas à savoir si le résultat était à la hauteur de ses espérances tant le visage de son vis à vis n'exprimait rien de plus qu'une réserve illisible.

" J'étais à la recherche d'Alfred Ashford, mais il semble être absent"

Il constata avec détachement qu'il avait omis de se présenter. Tant pis, l'homme se passera de son nom, il n'avait, de toute façons, absolument aucune importance. Pour la peine, il ne lui demandera pas le sien, tiens.

" Pourriez vous m'ouvrir le Centre, je dois le visiter. "

Il ne pris pas la peine de s'expliquer. Il s'agissait après tout d'un simple étudiant ici, il n'avait pas besoin d'en savoir plus...
Pourtant, il était certain que ce ne serait pas si facile.. Méfiance, donc. Il ne lui faisait probablement pas confiance.
D'ailleurs...dans ses yeux on lisait quelque chose de plus.. de la...quelque chose d'étrange. Ah. Loyauté.

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MessageSujet: Re: 1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)   Dim 16 Mai - 18:23

Une certaine dose de stupidité est nécessaire pour faire un bon soldat.
[Florence Nightingale]

Sourire doux, sourire faux, sourire hypocrite. Il ne fallait jamais tenter de savoir ce qui se cachait derrière un sourire, surtout de ceux qui nous sont inférieur. On pouvait toujours savoir ce que le supérieur pensait, quel mépris il pouvait afficher sur son visage, dans ses yeux et quels mots durs il pouvait dire en face. Pour ceux qui sont en bas de l'échelle, la seule solution est l'hypocrisie et les poignards dans le dos, se faire cracher dessus est et sera toujours le lot quotidien des inférieurs, et quand celui-ci peut enfin monter et se hisser vers la réussite sociale, il peut à son tour faire ce qu'il s'était juré de ne jamais faire, cracher sur les plus faible et pouvoir dire ce que l'on pensait franchement. James faisait partie de ceux qui étaient en bas de l'échelle et il n'avait jamais quitté son masque de faux sourires, il n'allait pas commencer avec l'homme en face de lui, ce serait insultant.

Alors il sourit, sourire désolé et écrase sa cigarette sous son talon en plaçant ses mains dans ses poches. Être inoffensif avec celui qui pouvait mordre plus fort, plus rapidement, être calme, humble, baisser sa garde et montrer à quel point on peut être désarmé face à tellement de monde. Oui, le paraître est tellement important dans ce monde, toujours faire croire, montrer, ressembler à ce qu'il y a de plus rassurant pour l'interlocuteur, surtout si celui-là est loin d'être dupe, laisser passer un message invisible au reste du monde. Cet homme semblait être loin d'être un idiot. Un prédateur. Oui, un prédateur plutôt, celui qui agit à couvert, le loup, non pas vraiment, plutôt celui qui semble être le moins dangereux et qui fait le plus mal, celui qui reste dans l'ombre et qui sait absolument tout de vous sans que vous ne sachiez rien de lui. Il avait cette pâleur maladive de ceux qui passent leur vie dans les bureaux, perdus dans un coin sombre, mais il y avait une impression mortelle qui émanait de lui, il savait quoi faire, ce qu'il fallait utiliser et surtout il en savait plus qu'il ne le laissait paraître.

Cet homme n'était pas là par hasard. Non. Il n'était pas un vulgaire commercial cherchant à se faire valoir auprès d'Ashford, loin de là, même si physiquement il y avait quelque chose qui le laissait paraître... les stupides lunettes de soleil ? Non. Cet homme avait l'assurance d'une personne qui savait où il était et ce qu'il y faisait et surtout pourquoi il y était, pourtant ses paroles semblaient démentir ce que son corps disait. Qui fallait-il croire ? Les paroles et l'homme en lui même ou son instinct ? Toujours sourire.

'Monsieur Ashford doit être dans ses appartements, vous en venez actuellement.'

Monsieur Ashford... Oui, monsieur Ashford était bien absent, ou plutôt, il n'était pas plus là que d'habitude, il apparaissait et disparaissait sans cesse, on ne savait jamais vraiment où il était, on soufflait quand il n'était pas là, on riait dans son dos, souvent, Alfred Ashford n'était pas l'emblème du chef charismatique et puissant qu'on aurait pu prendre pour un terrain d'entrainement militaire, mais il était bien plus crédible et puissant que ces hommes bedonnant aux doigts boudinés serrant avec circonspection leur bagues contre eux, peur de ces hommes qui étaient destinés à être le bras et non le cerveau. Ces hommes... étaient inutiles, peureux, lâches et incapable de comprendre l'idée même de tenir une arme. Ils étaient pourtant les plus riches, les plus puissants êtres de ce monde.

Vous ne risquez pas de trouver monsieur Ashford au Centre à cette heure là, monsieur.. Je n'ai aucunement le droit d'ouvrir à quelqu'un qui ne fait pas partie du service, excusez moi.

Toujours ce sourire, démentant ses excuses, il n'en était pas le moins du monde désolé, il n'avait d'ailleurs aucune envie d'aider cet homme dans ses recherches de l'Île, tant qu'il n'aurait pas reçu d'ordre de la part de quelqu'un dont il était certain de pouvoir obéir, il ferait, mais pas avant. Pas pour faire plaisir à un blondinet suffisant, arrogant. Toujours les mains dans les poches, il s'approcha de l'homme, se hissa à sa hauteur. Oui, légèrement plus petit que lui... légèrement, hein. Il ne sentait rien. Rien de particulier. Du moins, pas les parfums capiteux que l'on aurait pu penser. Ses cheveux soigneusement tirés en arrière, ses habits, ses lunettes de soleil. Il paraissait riche, de la même famille que Ashford, et pourtant un monde les séparait.

Monsieur Ashford est probablement au manoir, monsieur. Ou il n'est pas là, ce qui est bien plus probable, monsieur.

Rappel. De manière non subtile. Rappel qu'il ne devait pas être là et cherchait le maître des lieux. Les yeux toujours plissés, James ne bougeait pas, il ne bougerait pas tant que son interlocuteur ne serait pas retourné sur ses pas, vers le manoir. Ou alors il pouvait l'y emmener, oui, il pourrait. Mais il ne le ferait pas, ce n'était pas son terrain, ni son envie. Une bonne excuse pour ne pas rejoindre les autres. Il l'aurait utilisé tout son saoul, cet homme, mais ce n'était pas dans sa nature. Il voulait le voir partir, loin d'ici, ne pas faire confiance, à personne d'autre qu'à soi même. On ne remet jamais sa vie entre les mains d'une autre personne sauf si l'on tient à mourir.

Je ne vous raccompagne pas, vous connaissez le chemin.... je crois.
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MessageSujet: Re: 1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)   Lun 28 Juin - 22:54

    Umbrella. Ce nom là n'était plus en mesure de lui évoquer un joli parapluie, même pas une vieille ombrelle rongée par le temps et le soleil. Umbrella. Concentré fascinant et dégoûtant, méprisable et envoûtant, un mélange visquieux de haine, de bassesse, de violence, d'horreur et de honte. Umbrella. Ta mère est l'hypocrisie, ton père est le mensonge. Tes enfants sont des monstres. Ce nom là ne lui évoquait que l'image déformée de l'Humanité, l'image qu'il en avait eu, à l'instant où il avait découvert ce qu'ils étaient réellement, ce nom là, c'était sa mère, ou son mentor, c'était son père, ou son tuteur, c'était celle qui lui avait présenté la lâcheté, c'était celle qui l'avait marié au mensonge.

    Pas seulement lui, apparemment.

    'Monsieur Ashford doit être dans ses appartements, vous en venez actuellement.'


    Il souriait. Whatsisname -après tout, lui non plus ne connaissait pas son nom- souriait. Esclave soumis ou traitre habile ? Traitre soumis peut être, alors ils étaient deux. Mais il ressemblait plutôt à cette race de gens abominable: c'était un esclave habile. Professionnel, il semblait oui. Intelligent, également, il devait l'avouer. Malin, sans doute, sinon pourquoi s'éverturait-il à lui parler ? Par loyauté ? Ouvrir la porte à un inconnu relevait de l'inconcevable ? Certainement pas. Il croyait à la stupidité, certes, mais cet homme ne ressemblait pas à ces faibles chiens qu'on croise partout à Umbrella. Il semblait fort et maitre de ses actes, cet homme. Alors qui était donc ce paradoxe ?

    Il brûlait d'envie de lui demander quel était son nom. Une vraie torture. Quel intêret possédait donc cet homme ? Rien qu'un soldat, rien de plus qu'une poupée de chiffon, aucune âme, rien, parce qu'il ne fallait pas être fort, pour servir Umbrella. Il fallait être un imbécile heureux, croyant encore aux grands idéaux d'Edward Ashford, ou alors il fallait être un naïf ambitieux, se persuadant qu'un jour, il gravirait les échelons et pourrait lui aussi toucher cette puissante génétique du doigt. Ils rêvaient. Ils étaient un peu trop humains pour accéder à la cour royale d'Umbrella. Et l'inhumanité ne s'apprend pas. Cet homme n'était pas normal.

    Vous ne risquez pas de trouver monsieur Ashford au Centre à cette heure là, monsieur.. Je n'ai aucunement le droit d'ouvrir à quelqu'un qui ne fait pas partie du service, excusez moi.

    Il persistait à afficher ce sourire poli, exaspérant. Et lui, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi, persistait à s'énerver. Bien sûr, il n'en semblait rien. Calme, froid, droit, il conservait habilement sa posture habituelle...mais en réalité, c'était une haine glacée qui l'attisait. On se moquait ouvertement de lui, au diable les Ashford ! Pour qui ces gens se prenaient-ils ? Rien de plus qu'une famille misérable vendue à Umbrella, des chiens, des esclaves, qui se croient maitres. Et cet homme qui souriait. Hypocrite ou naïf, il ne voulait plus savoir. Il ne fallait pas chercher à les comprendre. Ne pas leur donner d'importance. Des pions, des cartes inutiles, dont on se débarrassera vite. Et si ce n'est pas la mort qui les emporte, ce sera la vie, ils comprendront, un jour ou l'autre, l'erreur irréparable qu'ils ont commise. L'erreur de se croire monstre.
    D'ailleurs, ils devaient bien amuser Alfred, là haut, dans sa tour inaccessible. Ce petit imbécile, jouer aux petits soldats lui avait toujours plu.

    Monsieur Ashford est probablement au manoir, monsieur. Ou il n'est pas là, ce qui est bien plus probable, monsieur.

    Sourire poli, sourire glacé, quel est ton nom, paradoxe ? Difficile d'éviter la question. Il ne la poserait pas. Il ne voulait en aucun cas céder à cet individu. Perdre la face devant plus misérable que soi. Abandonner, jeter les armes face aux Ashford et à leurs chiens de garde ? Jamais. Cette famille stupide ne méritait pas mieux que de s'éteindre sur cette île, solitaire, oubliée, méprisée, servie par des automates désœuvrés, comme cet inconnu au sourire perturbant. Il attendait. Dans le froid. Il attendait et ne bougerait pas. Inconnu, dis moi ton nom, cède moi la place.

    Je ne vous raccompagne pas, vous connaissez le chemin.... je crois.


    Un valet de pique, oui. Cet homme était plus qu'un simple soldat. C'était la discipline, la méfiance, l'obéissance incarnées. C'était toutes ces choses odieuses que l'ont range sous l'étendard malsain de la loyauté. Détestable hypocrisie, mentir pour des maitres, ah, quoi de plus pitoyable ! Protéger. Servir. Louer. et Mentir pour eux. Il était loin de considérer le mensonge comme un péché (qu'est-ce qu'un péché au sens moderne du terme ? Un lieu commun que les humains refusent instinctivement ou une immonde cicatrice qu'ils ne supportent plus de voir dans leur glace ?) mais il ne l'acceptait que chez les monstres. Un humain qui ment, c'est juste un idiot prétentieux. Comme si ces créatures là pouvaient dissimuler quoi que ce soit.

    Vous n'allez pas me raccompagner, vous allez m'ouvrir la porte.

    Sans concessions, inconnu. Sans rien d'autre que ton accord, ton approbation, et quand bien même tu oserais me refuser le passage, je te mépriserais de tout mon être...

    Je ne sais pas si vous êtes au courant...monsieur, mais les Ashford sont aux ordres direct d'Umbrella. Pas aux leurs.

    Il étouffa une remarque sarcastique et s'approcha du soldat. Oh, il ne voulait pas se faire mordre par leur chien de garde, ça risquerait d'abimer son costume pour rien, vraiment, absolument rien. Alors il se contenta de rester là, face à cet homme stoïque. Il l'affronterai s'il le fallait. Il n'avait aucune envie d'user de diplomatie avec ça.

    Car vous n'êtes rien.




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MessageSujet: Re: 1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)   Mer 30 Juin - 19:41

Le sourire c'est la soumission.
[André Rochette]

Approche toi, homme, approche toi, inconnu, approche toi que je puisse contempler tes lèvres frémissant de rage, tes yeux exorbités, approche toi pour que je puisse mieux me rire de toi... Mais qui es-tu étranger ? Qui es-tu réellement pour rester de glace, ainsi ? Que fais-tu ici si tu ne peux ouvrir par toi même cette porte qui semble te gêner. Repars d'où tu viens, repars et va manger des petits gâteaux avec les hauts maîtres, fuis vers cette tour doré, vers ses petits fours et ses banquets. Fuis. Non ? Tu ne fuis pas ? Oh, quel dommage, la ténacité est un bien vilain défaut, il parait. Mais soit, je serais votre guide, milord, je serais votre interprète, votre serviteur dévoué... Quand je pourrais vous laisser passer. Continue de me regarder étranger, de haut, comme tu sais si bien le faire apparemment, tu ne me fais pas peur, tu n'es rien. Tu n'es qu'un homme de plus, un obstacle de plus si tu continues à t'opposer à mes paroles.

Vous n'allez pas me raccompagner, vous allez m'ouvrir la porte.

C'est cela oui, étranger. Regarde mon sourire s'agrandir, regarde bien, car je ne suis pas prêt de te l'ouvrir tant que tu ne seras pas accompagné, qu'importe la personne, qu'importe le pass, montre moi que je peux te laisser passer, je peux en faire une affaire personnelle, tu le sais, tu le sens. Les mains bien enfoncées dans les poches, se balançant d'avant en arrière, le regard fixé sur ces étranges lunettes de soleil, il n'y a plus qu'à attendre que l'un des deux finisse par craquer et fuir, fuir le plus loin possible, la queue entre les jambes.

Je ne sais pas si vous êtes au courant...monsieur, mais les Ashford sont aux ordres direct d'Umbrella. Pas aux leurs.

Haussement de sourcil, qui aurait pu signifier un 'Oui... et ?' et le sourire qui commence doucement à s'étioler. Ah, tu veux jouer à ça ? Et bien, inconnu, tu ne pourras pas, tu n'as aucun droit ici, peu importe ton importance, tu n'es rien ici, rien d'autre qu'un inconnu trop orgueilleux, donne moi ton nom, prouve moi ton importance que je puisse bien me moquer et faire des jolies courbettes pour que tu puisses apprécier toute la servitude des hommes d'Ashford, oh oui, je n'attends que ça, donne moi ton nom. Donne moi ton identité, donne moi de quoi te briser.

Puis je savoir qui vous êtes, monsieur ? Je n'ai reçu aucune instruction d'Umbrella ou des Ashford pour laisser passer... quelqu'un.

Montre moi ton sourire, homme, montre moi ton sourire qu'il puisse résonner avec le mien, que cette vilaine grimace d'homme trop sérieux et trop fier de lui. Qui es-tu donc ? Que viens tu faire ici ? Inconnu, tu n'es pas de la trempe des hommes qui peuvent se targuer de savoir insulter correctement des jeunes soldats, tu n'es pas de cette race là, plutôt de celle qui regarde le monde du haut de sa haute tour et de son fauteuil de cuir rembourré. Race lointaine de ces hommes de la haute, qui sortent de temps à autre avec un fusil pour aller tirer au canard, à l'oie ou au sanglier, avec de stupides bottes et des culottes d'équitation. Mais toi, étranger, tu as l'assurance du prédateur, celui qui sait qu'il est en haut de la chaine alimentaire. Recule de mon espace vitale, tu empiètes. Un pas en arrière, deux, puis cinq, ne m'approche pas, je n'aime pas cet aura de puissance, je n'aime pas me sentir en dessous de toi. Le sourire s'efface. Les yeux se troublent, semblent chercher un autre point à accrocher. Fuis, démon, cache cette aura que je ne saurais voir. Simple illusion, une clope à nouveau en bouche, étranger, tu n'es rien..étranger...

Vous n'avez absolument rien à faire ici, monsieur..

Dieu que ces lunettes de soleil doivent être pratique, utiles. Non, cela n'est que vanité, orgueil et égocentrisme aucune trace de beauté, d'importance, juste un égo impressionnant. La clope entre les dents, le sourire qui revient, où est mon briquet ? Pas dans les poches, pas dans sa veste, pas sur lui.. Haussement d'épaule, la cigarette resterait où elle était tant qu'il ne serait pas partie, cet homme. Partez, fuyez, ne restez pas ici, tant que je ne vous hais point.

La porte restera close, revenez accompagné.

Un bon chien de garde, oui. Où est mon os ? Que je puisse le ronger en paix, soit fier de moi, maître, j'ai obéis, je n'ai pas laissé passer l'étranger qui en voulait à ta propriété, flatte moi, dis moi que c'est bien, que je suis un gentil chien, un gentil serviteur, un bon soldat, oui, dis le moi. Et toi, ignoble, perfide, ne m'approche pas plus, si je recule encore, c'est la mer qui m'accueille à bras ouverts. Regarde, j'avance de nouveau, recule à ton tour, recule vers le manoir, retourne vers mon maître et t'expliquer avec lui.

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Albert Wesker
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MessageSujet: Re: 1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)   Lun 1 Nov - 19:58


    La scène était ridicule. Ils n'étaient que deux misérables humains se battant pour une stupide porte, pour un bâtiment grotesque, sur une île sans intérêt. On eût dit une pièce de Beckett, le tout était proprement absurde et idiot, mais pourtant, aucun des deux hommes ne voulait céder. Ils se déchireraient verbalement jusqu'au bout, jusqu'à ce que l'un des deux craque, s'endorme, ou assassine l'autre. Le risque de se faire trainer dans l'océan -probablement vivant- par cet étranger dont il ne savait rien ne lui faisait même pas peur. Il ne se pensait pourtant pas suicidaire, mais il y avait longtemps qu'il ne s'était pas réellement battu pour quelque chose. Et ce combat là, malgré son côté indéniablement futile, avait plus d'importance qu'il le pensait.

    Puis je savoir qui vous êtes, monsieur ? Je n'ai reçu aucune instruction d'Umbrella ou des Ashford pour laisser passer... quelqu'un.

    Un véritable chien de garde. Mais où est-ce qu'Umbrella allait les chercher ? A la fourrière ? Il était triste de songer qu'il n'avait probablement pas tort. Ces gens devaient être désespérés comme des animaux abandonnés, ils tentaient peut-être de se raccrocher à la seule réalité qui les acceptaient encore, à la seule cause qui voulait bien d'eux, à un idéal tâché de mensonge, comme eux : Umbrella. Mais Wesker n'avait jamais été un grand humaniste, aussi, il se contentait de trouver tout ça pitoyablement pathétique. Mais il devait bien accorder à cet homme qu'il était plus tenace que la moyenne, et en cela, il pouvait bien lui céder une réponse.

    Contentez vous de Wesker, ça devrait suffire.

    Il n'était certainement pas au courant pour les Enfants Wesker (quoique), et même s'il en avait eu écho, ça n'avait aucune espèce d'importance, il s'agissait d'un ennemi de plus à éliminer, d'une tâche rougeâtre dans le paysage, la simple continuité d'Umbrella : la machine infernale s'était ainsi scindée en combien de parties ?

    Vous n'avez absolument rien à faire ici, monsieur..

    Rien à faire ici, ça c'était franchement ironique, vu la situation. Si on pouvait accuser Wesker de rêver, -ce qui ne lui arrivait pas souvent, mais là n'est pas le sujet du paragraphe-, il n'aspirait qu'à mettre les voiles et quitter ce maudit îlot à jamais. Plus généralement, il n'aspirait qu'à rayer Umbrella de la carte, et, pour se faire, de sauvagement assassiner cette araignée parasite. Mais les choses étaient loin d'être aussi simple, et il était cocasse de voir un inconnu lui octroyer le droit tant attendu de quitter ce lieu tant abhorré. Amusement mis à part, Wesker se contenta de ne pas sourire, et de rajuster ses lunettes. Elles étaient pratiques, ces lunettes, pour deux choses principales : affaiblir son adversaire en lui revoyant son propre reflet dans la figure, particulièrement efficace chez les novices, les inconnus (généralement...) et les faibles et dissimuler son propre regard à la vue des plus indiscrets, malins ou trop intelligents.

    La porte restera close, revenez accompagné.


    Il étouffa un soupir agacé pour la dixième fois de la journée (il ne les avaient pas réellement comptées, mais elles devaient être vraiment nombreuses, il semblait qu'on avait conspirés pour le lui arracher, ce soupir.) et détailla vraiment l'individu qui osait l'empêcher de passer. Il s'agissait d'une de ces nombreuses recrues d'Umbrella, un de ces sur-hommes qu'ils entrainent à l'inhumanité avec hargne. Un de ces futurs assassins au sang froid qu'ils envoient un peu partout faire régner la justice et le silence. Il devait cependant se trouver encore en formation, et même s'il possédait probablement une force physique hors du commun, il ne devrait pas avoir de mal à le faire disparaître de son chemin. Mais il n'en avait pas vraiment envie. D'une part parce que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'aimait pas particulièrement faire preuve de violence (presque) gratuite, et d'autre part parce que cet homme-là valait un peu mieux. Il était intéressant, il le savait, mais sans réellement pouvoir l'exprimer. Sa loyauté était réelle, palpable, incroyable, mais pas servile. Il servait sans s'aplatir, il était loyal à mourir, sans perdre sa dignité. Sans nul doute se tenait devant lui un phénomène unique à Umbrella, là, entre les chiens misérables et les traitres en devenir.

    Qui êtes-vous pour juger de ça ? Umbrella vous a-t-elle conféré un rôle spécial ?


    La question sous-entendue était assez simple.
    QUI ES TU.
    Mais il avait dû la formuler de manière autrement plus subtile et délicate, c'était tout un art, d'être un traitre.

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James Cooper
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MessageSujet: Re: 1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)   Jeu 4 Nov - 0:05

People are strange when you're a stranger
Faces look ugly when you're alone
Women seem wicked when you're unwanted
Streets are uneven when you're down
When you're strange
Faces come out of the rain
When you're strange
No one remembers your name
When you're strange

Un inconnu, un parfait inconnu, comme tant d'autres. Il ne passerait pas, non, il ne devait pas passer, mais... tout ceci était pitoyable, il perdait son temps avec cet homme. Oh, oui, il n'avait qu'à faire comme s'il ne l'avait pas vu, comme si de rien n'était, comme à son habitude, fermer les yeux, trouver une excuse. Oh, il le ferait, oui, il allait le faire, ce n'était qu'une question de temps, une question d'homme. Il ne pouvait pas se permettre de le laisser passer, c'était une question de bon sens. Il ne lui devait rien à cet homme, absolument rien, il n'y avait donc aucune raison pour qu'il lui fasse un cadeau en retour. Ah, voilà le briquet, ignorant royalement ce qu'il lui disait, il alluma sa clope avant de remettre ses mains dans ses poches et de relever le regard vers lui. Wesker, hein ? Et bien, Wesker, ou qui que tu sois, il n'y aura pas de traitement de faveur pour toi, pas plus que pour n'importe quelle personne qui se présenterait à l'instant sans bonne raison de passer. Il ne le connaissait pas, il ne savait pas ce qu'avait de réellement important le nom de 'Wesker', il n'était qu'un homme trop sûr de lui, n'est-ce pas, blondinet, as-tu trop peur pour te cacher ainsi derrière tes lunettes de soleil ? Si c'est ainsi, enlève les que nous puissions être temporairement à égalité, jusqu'à que tu recommences à être puissant, être fort, être toi.

Excusez moi, monsieur..... Wesker, mais vous avez une raison d'être ici. Je suis certain que monsieur Ashford sera réellement heureux de vous voir et d'en discuter avec vous.

Il retira la cigarette de ses lèvres pour souffler la fumée, ne détournant pas la tête de son interlocuteur, fixant avec une sorte d'admiration détachée la fumée se diriger vers le visage de son nouvel ami. Il la remit au bec et, tout sourire, attendit qu'il finisse de lui parler. Son sourire fut accompagné d'un haussement d'épaules qui aurait pu tout dire, il n'était rien ni personne et ils le savaient tous les deux, aucune réponse ne lui serait donnée, son identité ne voulait rien dire, ce n'était qu'une accroche ridicule à un passé misérable, il était quelqu'un de nouveau, destiné à obéir âme et surtout corps aux Ashfords, tant que sa dette envers eux ou qu'ils se soient effondrés, il n'aurait de cesse de les servir.

Un chien des Ashfords.

Ils étaient sur Rockford Islands, il en était donc du ressort des Ashfords tant qu'Umbrella n'envoyait pas un homme mandaté pour contredire cela, tout coulait de source. C'était évident, chacun son territoire, un vassal avait tous les droits sur ses terres tant que le seigneur ou un envoyé en bonne et due forme de celui-ci ne s'était pas présenté sur ses terres ou n'avait pas envoyé d'ordres. Cela en avait toujours été ainsi et le serait toujours, c'était une loi inexorable qui ne changerait pas parce qu'un homme inconnu venait faire la loi. Qu'il se présente réellement, qu'il prouve qu'il était quelqu'un de suffisamment important et il passerait comme tous les autres. Il sourit, il aurait pu rire, lui rire au nez, mais il ne le ferait pas, il ne riait pas, la situation pourrait être aussi cocasse qu'on le voudrait, il ne témoignerait pas son amusement autrement que par des sourires et des grimaces moqueuses.

Il recula à nouveau, un pas, puis deux, puis trois, jusqu'à sentir la poignée de la porte entre ses reins, collé à la porte, il n'y avait plus qu'à passer sur son corps pour pouvoir rentrer et admirer des hommes qui se donnent des tapes viriles dans le dos, qui trottent tout ce qu'ils peuvent sous les cris des instructeurs et de voir des hommes ivres de fatigue tituber avec difficulté jusqu'aux dortoirs pour prendre une ou deux heures de repos avant un nouvel exercice qui consisterait à les améliorer mentalement et physiquement, les épuiser jusqu'à que ceux qui ne pourraient servir correctement Umbrella soient écartés du programme... ou meurent au service de celle-ci. C'était la guerre et ce serait ainsi, une loi de la nature parmi tant d'autres.

Et lui, James Cooper, n'était qu'un homme parmi ce groupe d'êtres aussi dissemblables qu'on pouvait l'être, ayant fui pendant quelques instants la sociabilité d'un groupe, il n'avait rien à faire avec eux, il n'avait pas besoin d'eux, ils n'étaient que des êtres distincts obligés de vivre ensemble pour les besoins d'un maître, il n'y avait pas à chercher plus loin. Ils étaient des soldats, pas des amis, il étaient des armes, pas des citoyens, il étaient des chiens, ils n'avaient pas à chercher à continuer à vivre comme le ferait n'importe quel civil, ils savaient ce à quoi ils s'attendaient en rentrant dans ce programme, ils n'auraient plus aucune reconnaissance officielle autre que celle qu'Umbrella pouvait leur accorder, pas de trophées, pas de remerciements du président, de la nation. Ils ne vivaient que pour les intérêts de la société pharmaceutiques, s'ils devaient tuer des civils, des enfants, des femmes, ils auraient à le faire, c'était dans le contrat, ils étaient l'ombre aussi bien que l'UCBS serait la lumière.

Mais il n'était en aucun cas question de tourner le dos à ses responsabilités, non, pas plus qu'il ne LUI tournerait le dos, une proie ne doit pas tourner le dos face au prédateur, autant qu'on ne crache pas aux pieds de son supérieur. Mais la proie n'avait pas peur de la mort et il se remit à souffler la fumée de sa cigarette en plein visage de son vis-à-vis, la fumée est aussi volatile et mystérieuse, non ? Il lui sourit de toutes ses dents et finit de souffler la fumée en direction du ciel.

Il fait sombre, il va pleuvoir.

Sous entendu, sous entendu mon ami, mon cher ami, accompagne mes paroles jusqu'au bout, tout dire, cela voulait absolument tout dire. Enlève tes lunettes, tu vas être aveuglé, pars, tu vas être mouillé, tout, oui. Il aurait pu tout dire, mais on ne parle que par vocabulaire interposé, maintenant. On ne doit pas dire de choses qui fâchent, les gens le prennent tellement mal, il suffit de jauger au taux de compréhension des petits mots glissés ici et là. Est-ce que ce monsieur comprendra mes quelques verbes ou ne saisira t-il que le côté futile de la chose.Côté futile qui n'est pas mien, n'est-ce pas...?
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1996} Baladons nous chez les Ashford... (HUNK)

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