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 Brebis en vadrouille [Pv Birkin] -UCHRONIE-

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Claire Redfield
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MessageSujet: Brebis en vadrouille [Pv Birkin] -UCHRONIE-   Sam 16 Oct - 21:40

    Que devait-elle comprendre ?
    Cet étrange homme ne l’avait pas libéré, il n’avait fait qu’agrandir cette prison. Et le vide était encore plus palpable, plus accablant. Sur un petit bout de sol, la solitude était plus inoffensive, mais plus elle grandissait avec cette fausse liberté, plus elle se métamorphosait en frayeur. Racoon City était encore trop récent dans sa tête : ses visages décomposées et barbouillés de teintes sanguinolentes, ces lambeaux gris perturbés par des asticots bien vivants. Ces monstres, nourris par la frayeur et l’excentricité des scientifiques qui se matérialisaient depuis son imagination perturbée. Tout cela était encore trop récent pour que ses jambes ne tremblent pas, pour que son cœur ne fasse pas un ramdam diabolique.
    Qu’il explose là ! Maintenant ! Mieux valait se perdre dans la mort de cette façon que de sentir des mâchoires, autrefois humaines, se planter avidement dans sa chair.

    Il y avait ce Steve aussi. Au moins, un autre vivant parcourait cette île humide et glacée. Aussi têtu semblait-il être, tant qu’il pouvait garder sa cervelle intacte et sa vitalité entière, tout irait pour le mieux. Tout irait pour le mieux dans la tête de Claire. Quand elle s’était séparée de Léon dans le Racoon City qui crachait les flammes des Enfers, elle était hantée par l’idée de perdre l’unique présence de vie alliée. Là, ce fantôme revenait lui dire que Steve n’était pas immortel, qu’il n’était qu’une chose fragile, comme elle, qui pouvait passer dans l’autre camp à n’importe quel moment…

    Le palace rendait la situation burlesque ; une mascarade grossière et sadique où la Mort se pavanait dans ces couloirs lumineux et riches de détails délicats. Claire n’était que le petit agneau que les Lions couronnés recherchaient en reniflant le sol, guidées par le parfum de sa peau qui criait « Dévorez-moi ! Dévorez-moi ! » malgré elle.
    L’aventure recommençait et qui sait si la Chance était une fois de plus de son côté ?

    Une salle, habillée d’or et d’argent reluisants, l’accueillit au bout de l’énième porte qu’elle poussait. Le palais des miroirs, la chambre des supplices à répétition. Tant de clarté pouvait rassurer, mais impossible de se cacher lorsqu’on ne connaissait pas l’endroit. Et où se terrer dans l’ombre, à l’abris, dans l’un des royaumes du Soleil ? Cependant, quand Claire lisait des romans où des palais accueillait le scénario dans leur espace intimidant, elle avait imaginé que les paroles et les bruits ne se lassaient pas de ricocher sur les parois polis, au point que le manoir semblait, au final, doté d’un langage qui lui était propre. Or, dans cette réalité, cette demeure était muette, comme un tombeau en damier, elle ne prononçait aucun mot, aucun son. Non. Elle se contentait de fixer Claire et d’attendre que le rideau tombe sur le récit de cet agneau victime du divertissement cruel.

    Les affres finirent par la saisir au cou, la poussant au bord d’une crise de terreur. Claire se recroquevilla sur elle-même, le dos appuyé sur la porte qu’elle venait de refermer. Deux autres portes l’observaient, mais elles étaient bien placées dans son champ de vision. Ne commettons pas de bavures inutiles ! Elle souffla, inspira, souffla, inspira… Et ce, à un rythme régulier pendant une dizaine de secondes. C’était une technique que l’on utilise avant les examens décisifs. Certes, une mauvaise note était préférable à cet univers sordide, digne d’un film d’horreur, mais ne sait-on jamais ! Si la confiance n’était pas encore complète, Claire arriva enfin à contrôler sa respiration.


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William Birkin
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MessageSujet: Re: Brebis en vadrouille [Pv Birkin] -UCHRONIE-   Mar 19 Oct - 2:17

Perdre son temps est quelque chose de facile : il suffit de croupir dans une cellule jusqu’à en oublier qui on est ; Les jours passent, dehors le soleil brille mais on ne le voit pas ; on ne le voit plus. Entre la peur et le froid, Birkin se sentait partir petit à petit ; il n’y avait qu’une chose dont il parvenait à se souvenir : Raccoon City. De l’enfer de la ville, le scientifique n’avait vu que peu de choses. Il se souvenait de sa lutte dans les sous-sols, alors que blessé il cherchait à reprendre son virus. Peine perdue, car la Mort avait décidé de faire du lieu son terrain de chasse. Une mort masquée, masculine et claustrophobe qu’il se souvenait avoir entendu hurler dans l’eau des égouts. L’homme en oubliait que cette « Mort » était humaine. Non, pour William, Hunk disparaissait au profit d’une fatalité noire et implacable apportant le chaos dans son sillage.
La mort l’avait blessé, il saignait abondamment….
Et on l’avait emporté. Emporté ici, dans ce lieu qu’il haïssait plus que tout, près de ce nom qu’il haïssait plus que tout.

Ashford, cela avait été une malédiction pendant les pires années de sa vie. Une menace sournoise prête à le tuer, à l’anéantir. A présent, la menace avait pris forme et il restait couché dans sa cellule, exsangue de vie et noyé de désespoir.
La solitude était sans doute ce qui terrifiait le plus William Birkin. Combien de fois s’était-il jeté sur Wesker, le conjurant de ne pas l’abandonner ? Combien e fois avait-il serré les poignets d’Annette presque à les en briser, de peur de la perdre ? Génie peut-être, mais enfant avant tout. Un enfant qui a peur du noir, qui a peur de tout.
On lui avait supprimé tout ce qui représentait une sécurité dans son univers : cela avait d’abord été Albert dans le manoir Spencer (pour Birkin, l’homme était mort et son virus avait échoué à le sauver, il n’avait jamais eu de preuves du contraire), puis Annette et Sherry qui avaient sous doute péri à Raccoon.
Et son virus…
Sa création, il avait été naïf de croire pouvoir échapper à Umbrella avec les échantillons. Risible, tellement risible…

Et maintenant, l’apocalypse ?

On l’avait libéré de sa cellule, il ne savait plus trop comment. A moins que la porte ne se soit tout simplement ouverte ? Partout des cris, des grognements… De temps à autres, un bruit sourd. Parfois un coup de feu aussi, le bruit d’une mort ou bien rien, tout simplement.
Perdu, au-delà de tout, William avançait.
Il aurait couru si, derrière une porte se cachait Annette ou Sherry, mais rien ne l’attendait. Les cadavres vivants tendaient leurs bras en décomposition vers lui, il les évitait. Birkin n’était pas sportif mais lorsqu’il était jeune, possédait des réflexes développés d’esquives. Il fallait croire qu’il avait quelques restes.
Il marchait, presque aussi lobotomisé que les créatures du centre. Il marchait sans comprendre, de toute manière il n’y avait rien à savoir.

Juste qu’ici, un virus agissait et oui, la plupart des gens mourraient dans d’atroces souffrances. Et alors ?
Et alors il était sur le point de s’écrouler. Il pensait sa femme, il pensait à sa fille et tout ce qu’elles avaient du vivre. C’était de sa faute, alors qu’un père est sensé protéger sa famille. Finalement, il était un peu bon à rien…
Chaque grognement bestial, chaque coup de mâchoire et pas traînant lui rappelait qu’il avait un deuil à faire et des morts à accepter. Il ne voulait pas.

William montait les marches et franchissait les couloirs. Un grand silence l’habitait, plus rien ne résonnait en lui, ni battement de cœur, ni éclair de génie. On fait quoi lorsqu’on est vide comme ça ?

Encore une porte de traversée. La pièce devant lui possédait une description particulière, cependant il ne voyait rien. Il n’était pas romancier, il n’était pas grand-chose. Là bas, dans un coin se tenait une petite chose recroquevillée sur elle-même
William aurait voulu faire taire la voix dans sa tête, celle qui lui rappelait ce qu’il avait trop longtemps oublié de son vivant.

Papa, j’ai peur du monstre sous mon lit !

Birkin se précipita, n’était-ce pas Sherry là bas ? Non. Non, certainement pas… L’homme ne reprit conscience qu’en posant une main sur l’épaule de Claire. Alors ses yeux bleus fatigués devinrent encore plus distant, comme à contempler un paysage imaginaire. Mais William n’avait pas de monde à lui où se réfugier…

Tu n’es pas ma fille …

Simple constatation. Il s’adossa contre le mur et se laissa tomber lentement. Tu avais raison Sherry, il y avait un monstre et il t’a mangé. Parce que papa était pas là pour vous protéger, maman et toi. Tu as eu un méchant papa…

L’homme se tritura les mains, les yeux baissés. A Raccoon City, une fillette avait fait de même dans cet enfer. Une fillette qui possédait elle aussi des yeux trop tristes. Comme son père, comme sa mère…

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Claire Redfield
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MessageSujet: Re: Brebis en vadrouille [Pv Birkin] -UCHRONIE-   Mar 26 Oct - 0:33

    Avec une progression lente mais inquiétante, cauchemars et souvenirs entraient dans le monde du présent, valsant dans cet univers lugubre pour n’y ajouter qu’un peu plus de effroi. Dans cette pièce, ces visions du passé ne se matérialisaient que sous al forme de son indistinct, de cri guttural et d’air poisseux. Mais un autre souvenir surgi et cette fois, se glissa sous la peau d’une main. Une main qui effleura l’épaule figée de Claire.

    Tu n’es pas ma fille …

    Le vieux diaporama de Racoon City teinta la voix qui résonna à son oreille et ne lui laissa qu’un sentiment de violente colère. Claire sursauta et releva la tête, mais l’homme s’était déjà écarté. L’homme. William Birkin.

    -Vous !

    Siffla-t-elle entre ses dents. Une pointe de peur tarissait encore les braises de rancœur. Clair avait longtemps cru que le scientifique était mort. Était-il devenu l’un de ces nombreux macchabées qui traînaient dans les alentours comme des somnambules affamés ? Non, elle n’était plus certaine à présent, mais il avait parler dans un murmure saturé d’émotions humaines, de chagrin déçu. Ses yeux, aussi fatigués semblaient-ils être, n’étaient pas ceux d’un zombie, même si l’homme semblait terriblement perdu. Sa peau, quoique livide, n’était pas translucide. De plus, il semblait être entier.
    Sa main voulait partir, qu’il s’agisse d’un zombie ou d’un vivant : c’était William Birkin, ce père lâche qui avait abandonné sa fille pour quelques dangereuses bactéries. Toutefois, ce n’est pas son bras qui s’activa, mais ses jambes : Claire, semblable à une poupée montée sur ressort, bondit sur ses pieds. Elle serra la mâchoire, essayant de se donner un air plus ou moins imposant pour une jeune fille de son âge. Mais elle pourrait s’enfuir avec un agneau dans les mains que le biologiste n’y ferait sûrement pas attention. Il semblait plongé… Non, submergé par ses pensées, totalement emprisonné dans un gouffre à se triturer les mains ainsi. Claire respira longuement, essayant de retrouver ses esprits à son tour.
    La présence de William Birkin lui laissait un goût bien âcre dans la bouche, mais également des spasmes au creux du ventre… Et ce n’était pas des spasmes de colère, non, c’était le grondement de la peur. Comme les épais nuages noires qui annoncent l’orage, comme le cheval noir qui transporte la Mort, la présence du scientifique n’avait rien de rassurant. Aussi funeste que le corbeau.

    *N’avez-vous aucun scrupule ?*

    Mais cette question resta dans sa gorge. Non, elle ne pouvait pas l’assaillir de reproches et de piques empoisonnées en l’insultant de père indigne. Il y avait beaucoup plus important que ça et c’était son rôle ici. Était-ce le bourreau ou la victime ? Quant à Claire, elle ne se posait plus de question sur le personnage qu’elle incarnait dans cette triste tragédie morbide…

    -Je vous croyais mort… Ils ont encore besoin de vos talents ? Quelles expériences comptez-vous mener ici ?

    Il lui faisait de la peine, c’était un fait. C’était un tableau bien morne : un homme qui semblait si petit, si fade et si abasourdi dans ce décor trop luxueux et trop riche. Claire ne le connaissait toutefois pas assez pour se dire si il était capable de jouer la comédie et de l’attaquer en traître, ou si son état n’était que sincérité. Pourtant… Serait-elle capable de s’allier à lui si il n’était, cette fois, pas dans le camp ennemi ? Éprouverait-elle plus de compassion ?
    Mais lorsque la petite Sherry, sanglotant dans cette ville chaotique, revenait dans sa mémoire, Claire n’avait pas d’autre envie que de hausser la voix et blâmer cet homme. Un agent du FBI ne se tiendrait pas plus sur ses gardes que Claire actuellement. Récoltons des informations ; elle n’était pas comme Chris à foncer tête baissée et laisserait son animosité gronder silencieusement au fond de son cœur.

    -Racoon City ne vous a donc pas suffit ?

    Aïe, un léger dérapage, mais le ton ne suffisait pas. Pas lorsque l’on était témoin d’un crime contre l’Humanité.


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William Birkin
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MessageSujet: Re: Brebis en vadrouille [Pv Birkin] -UCHRONIE-   Mar 26 Oct - 22:30

Les voix, les voix, les voix… Elles grésillaient et venaient le tourmenter même maintenant. Il avait fait quelque chose de mal ? Mais William était un gosse, voyons ! Un putain de gosse incapable de grandir dans sa tête, dans son esprit. Tout ce qu’il savait faire, c’était bosser. C’était ce qu’on attendait de lui, pas de philosopher sur le Bien, le Mal ou bien l’Humanité, Birkin ne saurait même pas comment expliquer ces mots. Pour ça qu’il n’avait jamais compris Wesker dans ses crises identitaires…
Le remord, c’était lorsqu’on comprenait, mais William comprenait pas. Les virus, les expériences génétiques… On lui avait dit qu’il devait travailler là-dessus et même qu’il était doué, génial. Quel gosse persévérerait pas dans la voie où il reçoit le plus de compliments ?
Alors les mots de Claire étaient sans sens pour lui… il les laissa filer, perdu dans ses pensées. Evidemment, cela ne l’empêchait pas d’être blessé … Avec Umbrella il avait gagné de l’argent, beaucoup d’argent et pu offrir à Sherry et Annette une belle maison pour vivre et… et la maison était détruite, plus personne n’en pousserait la porte.

Qu’elle parle donc, cette gamine. C’est pas comme si elle pouvait y comprendre grand-chose…. L’homme laissa son regard errer sur les murs. Sa maison à lui, elle ressemblait à quoi déjà ? Une grimace douloureuse lui tordit le visage.
Soudain, il se leva avec précipitation…
Partir, partir !

Mais Birkin ne semblait même pas capable de contrôler son propre corps. Il regarda la porte par laquelle, les yeux effrayés. Il y a quelques temps, dans une ville qui aujourd’hui n’existait plus, une petite fille s’était tenue ainsi face aux Ténèbres qu’elle ne connaissait pas. Mais ça, William ne le savait pas…

Je…. Je dois faire quoi ?

Il se retourna vers Claire, sans cependant la voir. Puis, comme un enfant pris en faute, baissa les yeux pour fixer le bout de ses chaussures. Birkin avait toujours eu besoin qu’on le guide, mais à présent, tous ses repères étaient pratiquement détruits...

Sortir et me laisser dévorer par un zombie ? Peut-être que c’est ce que Wesker me dirait… J’ai jamais pu dire à quoi il pensait… J’aurai pas du le laisser partir en fait …

Mais bien sûr qu’il ne s’adressait pas à la jeune fille ! A vrai dire, il avait déjà oublié qu’elle se trouvait dans la pièce. Birkin s’adressait à la solitude, pas à lui-même –il n’avait aucune réponse à s’apporter- mais bien au vide. Il voulait voir Albert, Annette et Sherry… Il voulait retourner chez lui, se coucher en boule dans son lit et dormir comme jamais il n’avait pensé à le faire.
William savait qu’il avait raté quelque chose d’important, sans pour autant la nommer. Cette chose, c’était sa vie, tout simplement. Et ça, ça ne se rattrape pas…

Je travaille pas ici, non…Jamais pour les Ashford, jamais..

Son cerveau embrumé s’était souvenu de la réponse de Claire, alors par automatisme il y avait répondu.
C’était quoi là, son ennemi ?
Alfred Ashford ?
Ce que Birkin voulait, c’était son ami. Qu’il l’engueule –parce que Wesker n’était pas foncièrement inspiré par les mots gentils-, qu’il le guide, le traite d’idiot, le secoue… Qu’il le regarde comme si William n’était rien de moins qu’un idiot mais qu’il soit là !
Un monde sans Annette, sans Sherry, c’était un monde avec Albert. Comme avant ….

Mais il y avait plus personne. Personne sauf lui… Et qui aurait pu dire que William Birkin, le grand génie, craignait tant la solitude ?
Il voyait Sherry.. sa tête était remplie par des images de la fillette. Alors lentement, il se tourna à nouveau vers Claire et parla d’une voix douce, peut être un peu trop appuyée. Sa voix de papa, même si pour ça il n’était pas doué

Qu’est-ce que tu fais ici, tu as perdu tes parents ? On va peut être les retrouver…

Tais-toi William, tais-toi ! Ce n’est pas Sherry, et l’aider ne te rendra pas ta fille.

J’ai une petite fille moi aussi…elle est plus jeune que toi mais très intelligente…Encore plus que toi je parie. Je voulais l’emmener à Disneyland… tu connais ? Il y a pleins de manèges là bas… je l’aurai pris sur mes épaules pendant le feu d’artifice. Elle est pas lourde tu sais… et on aurait mangé de la barbe à papa…Oui j’aurai bien aimé faire ça mais j’ai pas eu le temps… Tu as déjà mangé des bonbons avec ton papa, toi ?

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Claire Redfield
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MessageSujet: Re: Brebis en vadrouille [Pv Birkin] -UCHRONIE-   Sam 6 Nov - 4:35

    Il semblait si différent du Birkin que Claire avait connu. Ou plutôt, du William Birkin qu’elle avait imaginé car hormis sa folie qui le rongeaient comme le feu qui consume le papier, elle ne savait rien de lui. Elle avait construit dans son esprit l’image de l’homme submergé par sa science, focalisé sur ses recherches au point d’en oublier sa propre vie, sa propre famille… Sa propre fille. Oui, elle l’avait imaginé imbu de lui-même, égoïste et irresponsable.
    Irresponsable, oui, il l’était, mais comme un enfant qui ignore ce qui se passe autour de lui. Où était ce William Birkin qui était si facile à haïr ? Claire s’en voulait d’avoir de la peine pour un homme qui avait participé, même indirectement, à la contamination d’une ville entière, à la mort d’un nombre incalculable de personnes. Des vies humaines réduites à une existence irréfléchie et bestiale dans un décor urbain… Mais l’image qu’elle avait peint elle-même s’était dilué sous l’éclat de vérité : le scientifique n’était qu’un enfant qui avait, par mégarde, marché sur une rangée de fourmis.
    Claire l’entendait marmonner, des phrases emmêlées qui devaient représenter assez bien l’état de son esprit sûrement engourdi. Durant l’espace d’un instant, elle douta : l’avait-on drogué ? Lui avait-on injecter une quelconque substance pour qu’il soit le cobaye révélateur ?
    Bien fait, aurait aimé penser Claire, mais qui méritait ce sort ?
    D’un pas prudent, elle s’approcha de l’homme, l’observant plus attentivement. Il semblait lui offrir, inconsciemment, des informations brumeuses. Mais il semblait toutefois aussi perdu qu’elle.

    Qu’est-ce que tu fais ici, tu as perdu tes parents ? On va peut être les retrouver…

    À ce moment, Claire ne pouvait rien faire que de le dévisager. Avait-il tout oublié ? Le nom de Racoon City lui évoquait-il seulement quelque chose ?
    Il parla de sa fille, cette petite Sherry, si adorable qui s’était retrouvée dans un enfer terrible. Les visions horribles ne l’avaient pas épargnée malgré son jeune âge. C’en était de trop et la jeune femme ne pouvait contenir plus longtemps sa rancœur.

    -Je sais déjà que vous avez une fille. Une adorable petite fille même, du nom de Sherry…

    Comment aborder un tel sujet ? Comme elle voulait parler au nom de cette blondinette courageuse, mais c’était son père que Claire avait en face d’elle.
    Dans un état quelque peu second, Claire se souvint que son père également avait fui. Son frère lui avait tendu la main, comme elle, elle l’avait fait avec Sherry. Que dirait Sherry si Claire se mettait à hurler contre son père aussi inconscient soit-il ? Elle-même ressentait une terrible peine à chaque fois que Chris injuriait leur géniteur. Oui, c’était un lâche. Oui, il n’était qu’un bon à rien. Oui, il n’avait servi à rien dans leur vie part ce rôle biologique. Mais enfin… Il y avait encore ce lien présent qui nous faisait pardonner, non ?

    -Non, je n’ai jamais… mangé de bonbons avec mon papa…

    Elle se sentait si bête de répondre alors que cette question n’avait pas de sens parmi les morts et le froid. Que dirait son père si ils avait que sa fille oubliée était actuellement sur une île infesté de monstre et que, cette petite cellule qui était une partie de lui, pouvait à tout moment devenir une créature difforme, cruelle… Inhumaine ! Que dirait-il ? Rien, c’est Chris qui le remplacerait, une fois de plus. Chris ne se défilerait pas. Il n’oserait pas. Si toutefois il était encore en vie songea tristement la petite brune.
    Et lui, ce scientifique, laisserait-il sa fille aux créatures qui étaient aussi une partie de lui, une partie de sa vie.

    -Sherry aurait adoré Disneyland. J’en suis sûre, elle aurait adoré…

    Elle serra les poings. Comment elle aurait aimé lui dire le fond de sa pensé, mais cela blesserait Sherry même si elle était absente. Oh, Sherry, ne voit pas dans quel état se trouve ton père !

    -Peu importe, n’importe quel parc d’attraction aurait été mieux que le carnage de Racoon City !
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William Birkin
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MessageSujet: Re: Brebis en vadrouille [Pv Birkin] -UCHRONIE-   Sam 6 Nov - 19:30

Oui, Sherry…tu la connais ? Tu étais son amie ? Sherry n’arrivait pas à s’entendre avec les autres enfants de son âge…peut être que ça allait mieux avec une grande fille comme toi ?

De grands yeux bleus avec trop de tristesse et pas assez de rêves pour qu’ils plaisent aux autres gosses. C’était ça le regard de Sherry, ça et ses silences. William essaya de se souvenir de la dernière fois où il avait vu la petite fille. C’était dans la cuisine, alors qu’il faisait nuit… Elle avait voulu lui dire quelque chose, lui dire une bonne note, quelque chose qui le rende fier.
William secoua la tête. Il ramena ses bras contre lui, comme s’il serrait un petit corps avec amour. Mais il n’y avait que le vide…

J’aurai du en manger plus avec elle, des bonbons… Je connais même pas ses préférés.

Il y eu un silence. Là bas, dans le couloir, un zombie passa près de la porte fermée. L’homme pu entendre son cri rauque, ce n’était pas de la douleur, juste un son qu’il ne pouvait s’empêcher de faire en…en respirant ? En jouant à l’humain. La jeune fille continua de parler, elle disait que Sherry aurait adoré le parc d’attraction. William voulait la croire…
Sa petite fille…
Alors Claire parla de Raccoon City. Encore une fois, il n’y eut plus un bruit. On ne pouvait pas revenir en arrière et empêcher des évènements déjà produits. William n’avait pas la capacité de retourner dans la cuisine de sa maison, de prendre Sherry qui l’attendait, de la prendre dans ses bras, de réveiller Annette et de partir en voiture. Rouler tout droit, loin de ça…

J’ai voulu prendre le virus avec moi.. mais Umbrella avait déjà envoyé ses hommes. C’était ridicule, ça sonnait trop juste, comme une pièce mal jouée… Tu aimes le théâtre ? C’est important d’aller voir des pièces, ça cultive…En lire, c’est pareil. Sherry lisait beaucoup… Ils m’ont tiré dessus. J’ai rampé…oui je crois que j’ai rampé..je…je….je voulais retourner chez moi. Emmener ma femme, ma fille, partir…mais

Sa main s’ouvrait et se fermait convulsivement. Il pleurait, il pleurait les années de sa vie, perdues avec le vol des échantillons, il pleurait Annette, il pleurait sa fille, sa toute petite fille. Tout ce qu’il avait gâché, tout ce qu’il avait voulu oublier...au final cela n’avait servi à rien. On lui avait volé le virus. Oui lui avait volé Sherry et Annette …
Et son épaule le faisait souffrir, comme ce soir là. Comme lorsque des balles y étaient logées.

– je sais que c’étai moi le père, que c’était à moi de les protéger…

Il l’avait pas fait, c’est tout. Alors le monstre tapi sous le lit de Sherry avait fini par l’avoir, ce monstre qui la terrifiait tant. A moins que ce ne soit celui du placard ? Merde ! Même ça il était incapable de s’en rappeler : ce qui faisait peur à sa fille. Pourtant il s’était levé, les premières années de la vie de la gamine, lorsqu’elle criait et hurlait dans le noir. C’était lui qui se levait, qui la prenait dans ses bras et la berçait…
Il était pas un père indigne, jamais il ne l’avait frappé ! Mince quoi, c’était son petit bébé…

–Tu t’appelles comment ? Viens, on va te faire sortir d’ici… Comme ça tu pourras manger des bonbons avec ton père, ou bien avec quelqu’un d’autre ? Faut le faire, c’est très important tu sais …

William lui avait pris la main. Cette jeune fille était désormais la seule chose capable de le relier à Sherry, alors il ne la lâcherait pas.
Ce n’était pas l’aider, Birkin n’était pas altruiste, c’était garder avec soi le souvenir vivant de sa petite fille.

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