Stairway To The Sun


 
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 1990 - La fin... [PV Wesker]

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Rourke Emerson

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MessageSujet: 1990 - La fin... [PV Wesker]   Dim 27 Juin - 19:15

Il était décidé... Cela faisait plus d'un an maintenant qu'il mûrissait cette idée, plus d'un an que la terreur avait pris place, explosant en son esprit comme une bombe -une bombe à retardement qui avait fini de lui faire voir tout à fait clair.
Il était prêt, avait rassemblé ses forces, et jugé que c'était encore la mailleure solution, qu'ainsi une partie de lui-même encore vaillante et bien portante pouvait s'en sortir. Partir de ce maudit manoir et ne plus jamais y remettre les pieds, ne plus faire confiance à Umbrella, à qui que ce soit, et laisser faire l'oubli.
On reportait que ceux qui avaient voulu s'échapper d'ici d'une quelconque manière s'étaient vus "rectifiés". Mais, il fallait être lucide, pour l'amour de Dieu ! On se faisait aussi "rectifier" ici ! Preuve avec Marcus !

Il le savait ! Ce n'était pas un accident ! Il le savait ! Ce n'était pas un accident ! Il le savait ! Ce n'était pas un accident ! Il le savait ! Ce n'était pas...

Il s'arrêta au même instant, jaugea le bureau dans lequel il se trouvait, bien planté au milieu, des tonnes de papier entre les bras avant de murmurer, excédé :

"Faut que j'arrête le café...".

Et d'un geste las, plaçant sa pile sous le bras, il tendit la main vers son minuscule cagibi, là où il rangeait les affaires les plus essentielles. Le reste partirait en fumée aussi bien que sa propre existence ici. Il n'y avait plus rien à faire ! Bon sang... pour l'amour du Ciel... bon sang... plus rien à faire d'autre que de se tirer de ce bourbier dans lequel il s'était enlisé jusqu'au cou depuis des années. Toutes ses recherches les plus fondamentales, les formules, dressées sur papier, étaient là dans cette pièce. Il en avait récupéré la majeure partie... ne restait plus qu'à trouver son sac de sport et il fourrerait le tout pour l'emmener sur son dos, loin d'ici. Mais, bon sang ?! C'était quoi ce mal de tête encore ?! Un... un mal de tête qui lui vissait les tempes, au nom du Christ, et qui n'arrêtait pas, là, dans un coin reculé de sa boîte cranienne de tambouriner là. Ou alors était-ce là ? Ou alors là, peut-être ? Mais où...
Il se prit à gémir, plaquant ses mains sur les oreilles. Gémir parce que le bruit tout autour de lui -les pas allant et venant dans les couloirs, les portes qui se ferment ou se CLAQUENT, les vagues échos de conversations, les rires...- devenait insupportable au point qu'il en aurait pleuré. D'ailleurs, s'il ne retrouvait pas ce maudit sac de sport, il finirait par pleurer. Conséquence de sanglots refoulés par une enfance que trop particulière ? Mais on n'était pas chez un bon Dieu de psy pour de foutus déduction, m*rde !

Il fouilla davantage dans tout le tas de linge sale qu'il avait laissé, trouva une bandoulière, tira. Le sac ! Enfin trouvé. Laissant à présent place à une euphorie mal contrôlée, Rourke le leva à hauteur de son visage halluciné et ruisselant de sueur comme de larmes. Il l'avait trouvé ! Il avait son sac ! Il l'avait trouvé ! Il avait son sac ! Il l'avait trouvé ! Il avait son sac ! Il l'avait trouvé...

Il s'arrêta net, l'espace d'un instant, et se fit la réflexion suivante :

"Faut que je me calme nettement sur les anti-dépresseurs".

Puis un autre moment de stase, avant de reprendre :

"Ou alors que je change de produit vu que celui-ci ne me convient pas. Pourtant ça fait déjà trois mois que je le prends et aucun effet secondaire. Je ne comprends pas...".

Il gémit à nouveau et sans savoir pourquoi, jeta un regard alentours, puis comprit que dans la foulée il avait lâché par terre la moitié de la paperasserie rassemblée. Il la fourra sans prendre garde dans son sac et s'efforça de chercher le reste à travers le bureau...

Deux heures plus tard, ce dernier n'était plus qu'un vaste chantier. Le résultat d'un champ de bataille encore fumant de ses recherches fébriles... et Rourke de déambuler sans cesser de passer la main dans ses cheveux, regardant partout autour de lui, ne trouvant RIEN, se rabattant sur un endroit pour se raviser aussitôt et en choisir un autre qu'il venait de fouiller quelques secondes auparavant, en vain. Il se rongeait les ongles, balayait à nouveau un regard fou et électrisé par une trouille imaginaire, le visage luisant et les cheveux collés par la sueur. Il transpirait si bien que le t-shirt qu'il avait sous sa blouse en était trempé. Finalement, il se décida à prendre tout ce qui lui passait sous la main, enfournant et enfourant encore de grandes peletées de papiers administratifs comme de feuilles d'équation avant de sortir en trombe de son bureau -mu par l'intention de prendre l'air et d'en finir le plus vite possible.

Il ne chercha pas à passer par son laboratoire, certains que ses hommes y travaillaient encore, puis bifurqua à droite afin de prendre l'ascenseur avant de s'arrêter net -comme dans un dessin animé, limite s'il n'avait pas fait en sorte que le sol se plisse comme un tapis. Un homme venait d'en descendre et marchait dans sa direction. Un homme qui ne pouvait pas les avoir évité lui et sa trop grande peur, muée tantôt en euphorie, tantôt en désespoir et qui n'allait pas en s'arrangeant. On l'avait drogué ou quoi ? Il passait d'un état à l'autre sans avoir rien demandé, aussi changeant qu'une girouette ! Peut-être était-ce un leur de la part de ses coéquipiers et qu'ils avaient mis dans sa bouteille juste avant qu'il ne boive -il gardait toujorus une bouteille d'eau à portée de main au labo ? Ou peut-être qu'en venant lui offrir son café, la personne avait reçu l'ordre de le "sucrer un peu" en mélanges explosifs divers et variés. Mais c'était quoi ce cocktail ?!

Il resta stoïque devant Wesker, parvenant mal à contenir l'impression de profonde tristesse qui s'meparait de lui, détournant son regard d'un côté comme de l'autre comme si son cerveau n'arrivait pas à se mettre "en phase" avec ses deux pôles réceptifs. Hilarité ou pas hilarité ? Sanglots ou pas sanglots ? Il mordilla l'ongle déjà rongé jusqu'au sang de son pouce et lança un regard rougi et glauque à son cher collègue :

"Al... Albert Wesker... Que... qu'est-ce qui te fait descendre dans le pavillon des moribonds, hein ? T'as.. t'as perdu ta Lisa ?".

Puis riant à cette alitération mal placée et plutôt scabreuse, il étouffa bien vite et bien maladroitement cette brusque réaction incontrôlée avant de le toiser, les mains dans les poches de sa blouse, goguenard :

"Tu veux me r'mettre à bosser ?".

Avant qu'un long et large sourire ne vienne entailler son visage crispé par les amphétanes ou autre cocktail de psychothropes non-indiqués.
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Albert Wesker
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MessageSujet: Re: 1990 - La fin... [PV Wesker]   Sam 10 Juil - 17:18

"La solitude laisse à la réflexion le temps d'examiner tous les mouvements de l'âme."


    Il y avait quelque chose de mauvais dans la satisfaction, quelque chose de mal, car la satisfaction ne peut provenir que d'un malheur ou d'un autre. On se réjouissait si facilement du mal infligés aux autres, de la déchéance du fort, de la décadence du faible. Il était plutôt bien placé pour le savoir, d'ailleurs, tant on l'avait brimé, mais il n'était pas de ces gens sages, incapables de faire souffrir plus qu'ils ont souffert. Au contraire, il était un grand partisan de l'échange sur équivalent, si l'on ose dire: tu m'insultes, je t'humilie, tu me frappes, je te tues, tu me tues, je t'emporte avec moi. Et il se considérait honnête dans le sens où tout Umbrella était au courant. Il lui suffisait de lever les yeux au ciel pour faire fuir un éventuel gêneur, ce qui lui avait apporté une réputation discutable, certes, mais également un certain respect de la part des rats les moins méprisables du tas de fange.

    Tas de fange que représentait Umbrella, évidemment. Oh, on s'habituait à ces étroits couloirs immaculés, ces laboratoires angoissants, les bureaux cagibi et les cages nauséabondes, on s'habituait aux scientifiques fous ou ambitieux, à choisir entre les psychopathes et les illusionnés, entre le mouton égaré et le loup décadent. Est-ce que ça l'avait déjà dérangé un jour ? Peut-être pas. Il n'avait rien connu d'autre que cette jungle surprotégée, et le monde extérieur ne l'attirait pas plus qu'il ne le fascinait. On se raccrochait à ce que l'on pouvait, après tout. Et sous une apparence glacée, il était bien incapable de savoir s'il s'estimait ou pas. Certainement plus que l'indiscernable population qui encombrait ses laboratoires, du moins l'espérait-il.

    La chaleur ronronnante de son bureau lui déplaisait autant que la froideur étouffante des laboratoires, il dût se rabattre sur l'ascenseur. Ou il ne sentit pas plus à l'aise. C'était Umbrella, ce manoir, chacune de ces pièces qu'il ne supportait plus. Le moindre placard parvenait à lui donner des envies meurtrières. C'était bien mauvais signe, Marcus était déjà mort, il n'avait personne sur qui rabattre son exaspération, et il se refusait violemment à se servir de vulgaires objets, c'était un peu trop bestial à son goût. Il n'avait même pas Birkin sous la main pour lui donner l'illusion d'être compris. La belette de laboratoire se terrait jour et nuit parmi les fioles et les éprouvettes, avec ses chers hunters pour seule compagnie. Et ça ne semblait pas lui déplaire, il était plus inspiré que jamais.

    La porte de l'ascenseur s'ouvrit lentement sur le monde immaculé, de nouveau. Il étouffa un léger soupir, un instant, il avait espéré se trouver ailleurs, loin, mais il ne savait pas où, alors quand bien même l'ascenseur eût été une quelconque idiotie magique, ça n'aurait jamais fonctionné. D'où l'intêret de toujours avoir un but précis. Et ce fut donc, ainsi, plongé dans ses pensées, qu'il tomba nez à nez avec un docteur Emerson relativement peu élégant.

    "Al... Albert Wesker... Que... qu'est-ce qui te fait descendre dans le pavillon des moribonds, hein ? T'as.. t'as perdu ta Lisa ?".

    Bonjour, aurevoir, au plaisir, adieu, je vous hais... oh Emerson, avez vous perdu tout votre savoir-vivre, que vous aviez en si petite quantité cependant ? Vous auriez dû l'utiliser avec parcimonie, car vous voilà bien pitoyable. Il retint un sourire goguenard, il n'avait pas envie de lui faire ce plaisir là. Il parvint à rester parfaitement stoïque, ce qui s'était, à sa plus grande stupeur, révélé plus dur qu'on pouvait le penser. Mais qu'est-ce que cet énergumène faisait donc ici ? Il était toujours vivant ? Il l'avait imaginé mort, on le voyait guère plus que Birkin et on jasait pas mal sur ses expériences infructueuses. Les pires déchets sont les plus résistants dit-on. Il en était une des nombreuses preuves.

    "Tu veux me r'mettre à bosser ?".

    Il lui souriait. Alors pourquoi ne pourrait-il pas se le permettre également ? Répondre au centuple, humilier, écraser cet homme qui n'avait plus aucune raison d'être, aucun droit à fouler ce sol déjà dénué d'intérêt.

    « Loin de moi cette idée, d'ailleurs, je n'en ai pas le temps. J'ai plus urgent à faire. Plus urgent que de m'occuper … »

    Il le toisa lentement, ménageant un effet sans même s'en apercevoir.

    «...de cela.»


    L'air de dire, mine de rien, qu'Umbrella devrait faire un peu de nettoyage de temps à autre. Comme elle l'avait si bien fait avec Marcus... oh, oups, ce n'était pas elle.

    « Où vous allez comme ça ? Vous partez ? »

    Puisqu'il n'avait rit depuis une éternité, autant se donner la peine d'essayer. Et puis, ce n'était pas comme s'il avait quelque chose d'intéressant à faire, au contraire...

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