Stairway To The Sun


 
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 1983 - Première Rencontre

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Annette Birkin

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MessageSujet: 1983 - Première Rencontre   Jeu 10 Juin - 12:58

1983.

Vérifier que son carré blond est impeccable. Que sa blouse de laboratoire n’a aucun faux pli. Qu’elle a son bloc sténo, des crayons qui marchent. Tout doit être parfait. En ordre.

*

Il y a deux jours, Umbrella Corporation l’a contactée pour un post de chercheuse en virologie et biologie cellulaire. Elle, une gamine d’à peine dix-huit ans. Certes, major de promo de sa prestigieuse faculté et ayant sauté pas mal de classes, la jeune femme fut surprise d’être embauchée directement par la prestigieuse boîte. Elle sait que là y sont entré les génies recrutés dans le monde entiers. La plus jeune des prodiges y était entrée à l’âge de dix ans, et ce, il y a à peine deux ans. Il y a quelques années, c’était un jeune homme de quinze ans qui était à la tête des chercheurs de l’organisme.

D’ailleurs c’était avec ce dernier qu’elle devait travailler. Pour l’instant, elle devait remplacer le Professeur Wesker qui était absent pour une raison que l’on ne lui avait pas précisée. En deux jours, la jeune femme avait dévoré les études réalisées par son futur collaborateur et fut surprise de l’intelligence des pistes de recherches suivies, de la pertinence des raisonnements et de la logique implacable qui émanait de ces études. Un pur génie.

La jeune américaine s’était sentie honteuse. Elle qui avait toujours été vue comme un petit prodige, se retrouvait dépassée, et de loin. Elle s’était rappelé alors un adage que petite, sa grand-mère lui avait dit alors qu’elle lui avait montré avec fierté son irréprochable bulletin scolaire.

« Ne prend pas la grosse tête, mein Kind. On trouve toujours plus fort que soi. »


*

L’endroit en lui-même était assez… intimidant. Les laboratoires se trouvaient au sous-sol d’une immense bâtisse. Un manoir. Le manoir Spencer. Caché par une forêt épaisse et profonde.

Son cœur battait la chamade. Elle allait pouvoir avoir accès au meilleur matériel qui existe pour des expériences sur le vivant. Elle côtoierait les plus grands génies. Elle serait l’assistante du célèbre Professeur Birkin. Même si elle savait que cet éminent savant n’avait que quelques années de plus qu’elle.

Avant de frapper à la porte du laboratoire où on lui avait indiqué qu’il s’y trouvait, elle remit en place ses mèches de cheveux, les plis de sa jupe droite, les pans de sa blouse de laboratoire, vérifia qu’elle avait de quoi s’attacher les cheveux dans la poche de sa blouse, bref, qu’elle était parfaitement opérationnelle. Quelques respirations profondes pour calmer son anxiété. Frapper deux coups à la porte. Pas trop timides, ni trop secs, juste ce qu’il faut. Et entrer suite à l’absence de réponse. Le Professeur Birkin devait être absorbé par une expérience, sans nul doute…

Elle appuya sur la poignée de la porte qui s’ouvrit sans grincer, dans un silence pesant et angoissant. La lumière crue des néons se reflétant sur le carrelage du sol et des murs de la pièce fit plisser quelques secondes les grands yeux bleus de la demoiselle.
La première impression qu’elle eut en entrant, ce ne fut pas l’odeur âcre et forte qui émanait des planches à dissection et des cages à souris. Ce fut… L’indescriptible capharnaüm qui régnait dans la pièce. Des tubes partout. Des feuilles de notes à tous les coins de table et même jonchant le sol. Des planches de dissection avec des êtres ayant subi quelques mutations sur leurs corps non-nettoyées. Un tableau à craie où il n’y avait plus un seul cm² de libre. Des éviers remplis à raz bord de tasses de thé sales, de restes de sandwiches et de matériel de laboratoire à laver. Ce fut un choc pour la très ordonnée Annette. Pour elle, un laboratoire devait être le lieu de l’ordre absolu et c’est dans l’ordre que l’on pouvait faire aboutir en toute logique les théories les plus fondamentales. Regardez des cellules de plantes ! La Nature elle-même est rangée !

Et au centre de tout ça… Un homme. Penché sur un microscope. Il était assez grand, enfin un peu plus grand qu’elle vu qu’elle-même était assez grande pour une femme, mais il était très mince, il flottait littéralement dans sa grande blouse de laboratoire mal boutonnée. Ses cheveux étaient en pagaille, il n’était pas rasé, son teint était cireux… Le Professeur Birkin, sans doute.

- Bonjour Professeur. Annette Schönstein, votre nouvelle assistante.

Pas de réponse, pas même un grognement. Rien. L’avait-elle entendue ? Pourtant, la jeune femme était certaine d’avoir parlé assez fort. Cette absence de réponse la déconcertait. Certes, elle était jeune mais il n’était pas vieux non-plus, elle avait appris qu’il avait 21 ans et que ça faisait six ans qu’il avait quitté son Angleterre natale pour vivre et travailler ici.

L’Américaine n’osait pas se répéter. Elle ne s’attendait pas vraiment à un accueil chaleureux, mais au moins à un simple « bonjour » et à avoir une liste de tâches à effectuer… Mais pas un profond silence. Nerveusement, la blonde remit les mèches de son carré en place, lissa les manches de sa blouse immaculée.
Je pense que mon premier travail sera de remettre ce laboratoire dans un état décent…
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William Birkin
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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Sam 12 Juin - 23:36

La veille, Wesker lui avait dit qu’il allait être absent, qu’un aide laborantin le remplacerait. La veille, Birkin n’avait pas écouté, perdu dans on ne sait quelle planète (peut être bien Pluton). Le jeune homme n’avait pas levé le nez de sa feuille et s’était contenté d’agiter la main « Oui oui, Al, je penserai à nourrir le lamantin ». Il ne se rendait pas compte lui-même que ce qu’il disait n’avait aucun sens.
Puisque Wesker était parti sans le traîner de force hors des labos, il avait passé la nuit ici. En fait, William n’avait même pas comprit que la Terre avait encore une fois effectuée un tour sur elle-même pour laisser passer une journée. Lorsque la porte du labo se rouvrit –à force de vivre là, il savait reconnaître son bruit presque inaudible-, pour lui ce n’était que Wesker qui revenait des toilettes après lui avoir parlé un petit peu d’il ne savait quoi. Parce que oui, même Wesker allait aux toilettes.

Le scientifique ne prit pas la peine de lever les yeux de son microscope, ni d’enclencher le mode « écoute » de son cerveau, lorsque une voix retentit. En fait, il ne fit même pas une « reconnaissance vocale ». La voix de Wesker, étrangement aiguë pour un mâle alpha comme lui, ne lui sembla pas étrange, de ce fait.

Birkin était en pleine étude de cellules cancéreuses, plus rien n’existait d’autre pour lui. Son monde se réduisait à présent à la petite lunette de son microscope et à ce qu’il pouvait observer en dessous. Peut être que dans quelques heures, il se ferait une pause juste le temps de bombarder de boulettes de papier, la feuille accrochée au mur. Un dessin avec une fourmi en robe. Cela lui défoulait les nerfs (et agaçaient ceux de Wesker mais là, ce n’est qu’un détail).

Il reste du thé, par hasard ?


Le Professeur Marcus ayant déjà vu les ravages que produisait la caféine sur l’organisme naturellement surexcité de William, il avait été décidé d’un commun accord avec Albert, que le jeune garçon en resterait au thé jusqu’à ses vingt et un ans au moins, âge de la majorité légale dans son pays d’origine. Certes, William avait déjà vingt et un an passé, mais ayant une vision du temps bien à lui, Wesker avait profité de ce fait pour lui cacher qu’il avait à présent accès à la cafetière. L’homme tenait à garder un laboratoire calme aussi longtemps que possible.

Parce qu’il supposait que Wesker était allé lui en chercher une tasse, Birkin releva la tête. Il se devait de toujours surveiller que l’autre mette bien cinq morceaux de sucre dans sa tasse. Souvent il ne lui en mettait qu’un, arguant quez cela était bien suffisant. S’en suivait de longues bouderies de la part de Birkin lorsqu’il ne pouvait avoir gain de cause, c'est-à-dire presque tout le temps.

Seulement là, il tomba nez à nez avec….

Ah !

Le jeune homme eut un bond de recul assez conséquent

A…A…Al… Albeeert ! Il y a une FEMME ici ! Une FEMME , F.E.M.M.E ! Vite, enlève la, enlève laaaa !


Saisissant un des fauteuils à roulettes qui leur servait de sièges –oui, les subventions avaient légèrement augmenté cette année, leur permettant de se détruire le dos sur autre chose que des chaises en bois pourris , Birkin se planqua courageusement derrière le meuble. Il n’osait cependant pas s’éloigner du microscope, malgré tout le danger qu’impliquait la situation. Les cellules, il devait protéger les cellules !
Et Wesker, jamais présent quand on avait besoin de lui… Avait-il fuit l’ennemi comme un lâche ? Il est vrai que la menace était grande, pouvait on lui en vouloir ?

Le petit génie se décida enfin à mettre son cerveau en mode « REWIND », histoire de comprendre un peu mieux ce qu’il se passait.

Nouvelle assistante ? Non, cela était un piège ! Un piège de quoi ou de qui, impossible à dire, mais c’était un piège ! Et puis il n’avait besoin de personne, d’abord !

Menteuse ! Schönstein c’est ça ? Très bien Miss Germany, je vais te parler dans un langage assez compréhensible pour une personne de ton espèce, c'est-à-dire avec un chromosome en moins et de la sournoiserie en plus !


Fouillant fébrilement dans un tiroir, William sortit un marqueur ayant l’air de marcher encore. Avec précaution pour ne pas trop s’approcher de la femelle, il déboucha le stylo et traça une ligne séparant la pièce dans sa largeur, et le séparant d’Annette également.

Tu vois ce trait ? C’est mon espace vital, ma ligne Maginot ! Alors on franchit pas, tu restes là jusqu’à ce que je trouve un moyen de te faire décamper d’ici. Einverstanden ? Et ne passe pas par les Ardennes pour la contourner, aka la fenêtre. Parce que moi j’suis plus réactif qu’un français et ça se passerait très très mal !


Il songea un instant à se terrer sous l’un des bureaux, mais ne pensait pas être capable d’emmener le microscope avec lui dans son exil, de plus la bougresse était peut être tout à fait capable de tenir un siège, qui sait ?

Tu n’auras pas mes recherches, qui que tu sois ! Elles sont à moi, tu m’entends ?! Voleuse, voleuse !


A vrai dire, pour ce qui était des recherches, Birkin avait encore peu de choses. Cependant, ce « peu » là, lui importait beaucoup. Il ne souhaitait pas le perdre, jamais.

Et ce fut donc ainsi qu’Annette Schönstein fit la connaissance de William Birkin, vingt et un ans, génie mondial dont l’intelligence n’avait aucun égal.

Oui, parce qu’Alexia, ça ne compte pas…

…. Et sinon, tu sais s'il reste quand même un peu de thé ?

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Annette Birkin

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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Dim 13 Juin - 20:38

Quelques très longues minutes de silence s’étaient écoulées depuis la fin de sa présentation. Stressée, elle attendait avec impatience une réponse de son supérieur, la moindre petite phrase qui pourrait montrer qu’on l’ait remarquée. Qu’on ne l’ait pas confondu avec un portemanteau dans ce tas d’immondices que l’on devait appeler « laboratoire ».

- Il reste du thé, par hasard ?

L’homme avait un accent typiquement britannique. Et ne s’était même pas retourné. Comme s’il avait juste ressenti la présence d’un humain mais dont il n’avait pas écouté la moindre parole. …Non, il ne l’avait pas du tout écoutée. Et elle, était trop figée pour arriver à ouvrir la bouche et faire fonctionner ses cordes vocales.

Et soudain, il se retourna. Ses yeux bleus-gris profondément cernés se posèrent sur elle. Sur l’instant, elle aurait pu le prendre pour un junkie en manque de sa came et prêt à tout pour l’avoir… Les mains de la blondinette se crispèrent sur son bloc note.

Les yeux du professeur Birkin –enfin elle espérait que ça soit lui… enfin, peut-être pas tant que ça en fait…- s’étaient légèrement écarquillés en la dévisageant de bas en haut puis de haut en bas, dans un silence pesant.

- Ah !

Ses yeux s’étaient écarquillés violemment de surprise –ou d’horreur ?- et il avait fait un bon de recul, heurtant la paillasse de travail derrière lui.

- A…A…Al… Albeeert ! Il y a une FEMME ici ! Une FEMME , F.E.M.M.E ! Vite, enlève la, enlève laaaa !

La jeune assistante se vit considérée sur le fait comme… une sorte de bestiole immonde, une souris ou un insecte grouillant. Charmant.

Incrédule, elle se vit menacée trois secondes avec un fauteuil de bureau avant de voir l’éminent scientifique avec un courage immense se cacher derrière une armoire remplie à bord de divers dossiers de recherches, tout en lorgnant d’un œil inquiet à son microscope qui était dorénavant à un mètre cinquante de lui. Ce qui semblait être dangereux pour son bien-être. Au microscope. Quoique.

Finalement, leurs regards se recroisèrent. Il avait vraiment des grandes cernes sous les yeux. Ses cheveux étaient sales et il n’était pas rasé. Il la fixait de ses yeux clairs, semblant chercher quelque chose dans sa mémoire. Soudain, elle vit le visage de son « nouveau supérieur » s’éclairer, sans doute que la situation lui était revenue en tête. Enfin, elle espérait.

- Menteuse ! Schönstein c’est ça ?

Annette acquiesça d’un petit mouvement de tête. Il avait retenu son nom, c’était déjà ça.

- Très bien Miss Germany, je vais te parler dans un langage assez compréhensible pour une personne de ton espèce, c'est-à-dire avec un chromosome en moins et de la sournoiserie en plus !

Muette par qu’il était son supérieur et que mal se faire voir avant même d’avoir commencé son premier job, ça ne le faisait décidément pas, et puis elle était une jeune fille polie et bien éduquée, ça ne se faisait pas de ne pas écouter ce que le monsieur avait à dire –même si elle avait vraiment envie de le gifler et de lui hurler dessus-.

Se faisant fusiller du regard alors qu’elle n’avait pas bougé d’un picomètre, elle le vit sortir avec méfiance de sa cachette, afin de farfouiller dans le tiroir le plus proche. Sans doute pour trouver une arme et la faire déguerpir plus vite que ça… ? Non. Il en sortit… Un marqueur indélébile. Afin de tracer une ligne entre elle et lui.
Enfin, il fallait préciser qu’elle était surprise qu’il trouver la place de tracer une ligne sur le carrelage bondés de divers choses telles que des livres, des feuilles de notes, des papiers d’emballages de barres de chocolat, des boules de papiers, des sachets de thés, des boîtes de Pétri, des flacons d’eau distillée, un savon, un stylo complètement mâchonné –il y avait un chien dans ce labo ?-, etc…


- Tu vois ce trait ? C’est mon espace vital, ma ligne Maginot ! Alors on franchit pas, tu restes là jusqu’à ce que je trouve un moyen de te faire décamper d’ici. Einverstanden ? Et ne passe pas par les Ardennes pour la contourner, aka la fenêtre. Parce que moi j’suis plus réactif qu’un français et ça se passerait très très mal !

Annette ferma les yeux une seconde, inspira profondément, expira lentement, leva les yeux au ciel. Bon sang, parce que ses grands parents étaient allemands, qu’elle portait un nom allemand, il fallait systématiquement qu’on lui fasse des remarques sur la seconde guerre mondiale. Bon sang, fallait-il à tous leur rappeler qu’elle était née vingt ans après la fin de la guerre ? Enfin bref… Elle avait l’habitude. Mais ce genre de réflexion ne l’aida pas à trouver… « sympathique » le jeune homme qu’elle devait assister. Même si elle admirait ses travaux. Même s’il était l’un des génies les plus précoces de ce siècle. Il y avait des limites, non mais oh.

- Tu n’auras pas mes recherches, qui que tu sois ! Elles sont à moi, tu m’entends ?! Voleuse, voleuse !

La jeune femme écarquilla ses yeux bleus, se cachant par réflexe derrière son bloc-notes, comme une petite fille prise en faute, comme pour se protéger de cet index accusateur et de cette voix emplie de menaces sous-entendues.

- M-mais, je vous assure Professeur que je suis ici pour vous assister et non pour vous voler vos travaux… !

Apparemment, le stress et la timidité de l’Américaine avaient volé sa voix. Parce que le blond en face d’elle ne semblait pas l’avoir entendue –une fois de plus-. Quoique. En sortant avec précaution son visage de derrière son rempart de fortune, elle vit que la tempête semblait s’être calmée.

- …. Et sinon, tu sais s'il reste quand même un peu de thé ?

- J-Je vais voir, Professeur…

Avec précaution, elle posa son sacro-saint bloc note sur un rebord de bureau pas encore trop encombré, où elle pouvait espérer le retrouver en moins de trois minutes. Et entrepris de chercher ce qui pourrait ressembler à une bouilloire dans le bric à brac indescriptible qui jonchaient à la fois les paillasses et le sol. Et les étagères murales. Et les placards à dossiers. Ah tiens, il y avait une plante carnivore vers la fenêtre ? Elle avait l’air en bonne santé, on devait bien la nourrir, sans doute piégeait-elle les mouches attirées par l’odeur de décomposition des pièces de dissections qui traînaient dans le coin ?

Et dire qu’elle allait devoir bosser dans ce capharnaüm sans nom, en compagnie de ce psychotique qui semblait bien accro à la théine. Un Anglais, fallait pas s’étonner…

Machinalement, elle commença par tout ranger, ordonner les feuillets et les livres en des piles biens droites, à jeter les emballages de nourriture dans la poubelle, à remettre des tubes à essai orphelins dans leurs portes-tubes, à prendre une éponge fraîchement découverte sous une masse de croquis anatomiques et à nettoyer machinalement le carrelage –blanc à l’origine, à ce qu’il semblait- de la paillasse de travail.

Et tout ça, sans dépasser la ligne au sol. Elle savait aussi obéir.
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William Birkin
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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Lun 14 Juin - 15:41

Ah, très bien il y allait avoir du thé ! Birkin eut un sourire réjoui, il ne savait pas du tout à quand remontait sa dernière tasse, mais cela ne le dérangeait pas d’en boire une nouvelle. L’air était sec dans les labos. Brusquement, un bruit attira son attention, comme si quelqu’un touchait à quelque chose. Normalement, c’était là chose impossible puisque on ne devait PAS toucher aux papiers de Birkin, sous peine de se faire mordre. Lorsqu’il était à cran, le scientifique avait des réactions assez animales.

Raaaah mais laisse ça !

Seulement voilà, la blondinette avait l’air d’avoir une idée en tête et de vouloir s’y tenir. Elle n’écoutait pas. William serait bien allé la stopper elle-même, mais cela lui aurait fait franchir la ligne Maginot. Il se contenta donc de grogner, tordant et retordant ses mains. Il s’était pigé lui-même dans son coin, de toute évidence la stratégie militaire n’était pas son fort.

Et si elle en profitait pour voler quelque chose ? Non, il la surveillait du coin d el’œil… Oui enfin lorsqu’il ne lui tournait pas le dos pour bouder, mais ça l’esprit en ébullition du jeune homme, l’oubliait déjà.
Une femme, et puis quoi encore ? Il n’avait besoin d’absolument personne ! Certes, cela pouvait être assez intéressant que quelqu’un –autre que Wesker- lui serve son thé. Peut être que cette Annette pourrait être plus compréhensive au niveau du sucre ?

La jeune femme avança alors la main pour ramasser ses feuilles de compte rendu. Là il hurla, mais toujours sans dépasser la ligne, coincé dans son propre jeu.

Ne touche pas, c’est déjà classé ! Tu vas tout déranger alors arrête !


Et le voilà qui élucubrait une théorie presque d’ordre quantique tellement elle en paraissait obscure. Les mots se cognaient dans sa bouche et en sortaient avec une violence inouïe, comme s’il devait prouver ce qu’il disait à coup de hache. En raison de son âge, les gens ne voulaient pas le croire, du moins les plus vieux. Aussi n’écoutaient-ils pas et brisaient ses méthodes de rangement pourtant pensées au millimètre près. Ca avait l’air désordonné comme cela, mais William était capable de tout retrouver, absolument tout. Dans sa tête, ce grand fatras était classifié avec une rigueur toute mathématique.

Seulement Annette n’écouta pas. Alors Birkin poussa un hurlement rageur et donna un coup de poing contre le mur. Un peu plus loin, la plante agita ses feuilles. L’enfant génial avait les yeux luisants de rage en cet instant, nul doute qu’Annette faisait encore plus figure d’ennemie, à présent. William détestait les femmes. Et en plus, Wesker n’était pas là. Albert il aurait su quoi faire dans ce genre de situation. Là, il était tout seul face à cette folle, c’était pas juste !

Et ben…et ben…. Et ben puisque c’est comme ça, je m’en vais !


Sans accorder aucun autre regard à la jeune femme, il partit en claquant la porte. Une demie heure se passa avant qu’il ne remtte les pieds au labo, changé et rasé de près. Oui, il avait profité de sa bouderie pour prendre une douche.

Une demie heure, c’est également le temps qu’avait mis Fifi pour se réveiller complètement. Fifi ? Oh, cette sympathique petite plante carnivore dont le nom complet comprend beaucoup de mots latins et qui a la petite particularité…d’être infectée au virus T. Oui, totalement génial et totalement enfantin, William n'avait pu résister à l'envie de lui donner un surnom puéril, vrai Peter Pan morbide dans son Neverland des horreurs, qui refusait de grandir.

Fifi avait faim, Fifi voulait bien tenter de manger allemand…

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Annette Birkin

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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Jeu 17 Juin - 21:57

Annette rangeait. Il fallait qu’elle range, trie, classe, brique, nettoie, note tout et vérifier quinze fois. C’était plus fort qu’elle. Oh, il avait beau rouspéter, il avait beau être son supérieur et un génie, on ne pouvait pas vivre dans un taudis pareil. Ce n’était pas hygiénique en plus. Les virus sont si fragiles ! Et si des bactéries sans facteur limitant se mettaient tant à proliférer qu’elle en tuerait les virus en cours d’expérimentation ?

Un hurlement rageur la fit légèrement sursauter. Elle n’osa pas se retourner quand elle entendit qu’il commençait à frapper le mur de colère. Elle avait presque un peu honte sur le coup… Presque. D’ailleurs, elle venait de retrouver la bouilloire et la boîte à sachets de thé. Respectivement par terre derrière la corbeille à papier et dans une ancienne boîte de gants en latex.

Elle ne le regardait pas mais pouvait sentir la colère du jeune homme comme une vague brûlante dirigée droit vers elle. Mais c’était pour son bien, non ?

- Et ben…et ben…. Et ben puisque c’est comme ça, je m’en vais !

En guise de ponctuation, la porte claqua violemment, envoyant les feuilles au sol voltiger dans tous les sens. La jeune fille, dorénavant seule, laissa échapper un soupir las. Et en plus son sens de la réplique était au raz des pâquerettes. Charmant…

Annette inspira profondément, ferma les yeux, bloqua quelques secondes sa respiration, expira lentement. Ca allait déjà mieux. Elle attacha ses cheveux en une petite queue de cheval et continua son grand ménage. C’est fou ce qu’on pouvait trouver dans un laboratoire ! Même une balle en caoutchouc rebondissante ! Et aussi toute une nichée de souris dans sa cage qui était morte de fin au lieu d’être disséquée… Elles n’avaient jamais dues êtres retrouvées, ces pauvrettes, destinées à agoniser et être ouvertes pour la science… Quel gâchis. Non, Annette n’avait pas vraiment de pitié pour ces adorables rongeurs à poil soyeux et blanc, avec leurs mignons petits yeux rouges, leurs petites moustaches qui remuent… Elles étaient trognonnes. Mais encore plus épinglées et écartelées, le ventre ouverts et leurs entrailles étalées pour la jeune femme… Enfin, question de goût. C’est comme les couleurs et tout, ça se discute pas.

Enfin… Peut-être qu’une fois le ménage fait, elle pourra employer ses compétences à aider le professeur dans ses recherches…
Espérons.
Ah oui, il fallait aussi faire du thé, maintenant que la bouilloire et les sachets étaient retrouvés et RANGES. Bon, l’instrument était propre, c’était déjà ça. Verser l’eau, attendre qu’elle soit en ébullition… Nettoyer les tasses pendant ce temps là… Ah tiens, sous l’évier, vers la tuyauterie, on dirait une boîte à sucre… Elle était bien cachée.

Et c’est à ce moment précis que le professeur Birkin refit son apparition dans le laboratoire. Enfin, sur le coup, elle n’avait pas tilté. Il avait changé de vêtements il fallait dire. Des vêtements propres. Une blouse IM-PEC-CA-BLE. Et il s’était rasé. Ses cheveux étaient encore humides…

Oui, il avait plus de gueule comme ça, c’était sûr. C’était même certain ! S’il pouvait rester comme ça, dans cet état ce serait… bien. Vraiment.

Et machinalement, parce qu’il était passé très près d’elle pour rejoindre « sa » partie de laboratoire, elle s’était reculée. Et elle avait frôlé cette étrange plante carnivore qui avait élu domicile sur le rebord de la fenêtre. Elle aurait juré que ses lianes avaient tenté d’agripper sa blouse…

Mais elle fut « sauvée » par le sifflement de la bouilloire. L’eau pour le thé était prête.

- …Du thé, Professeur ?

Peut-être qu’ainsi, avec un peu de thé, pourraient-ils entamés une relation chercher-assistante un peu plus… saine et normale.

Enfin… Espérons.
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William Birkin
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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Sam 19 Juin - 19:29

Elle avait rangé. Tout rangé. Même la partie de labo où se tenait Wesker d’habitude. Albert allait l’étriper, il détestait lui aussi qu’on touche à ses affaires. Mais ça n’était pas plus mal ceci dit, ils en seraient vite débarrassés de l’assistante !
Birkin n’osait pas rentrer dans la pièce. Trop propre, trop impersonnelle… Il ne s’y retrouvait plus. Plus du tout. Les murs aussi blancs que le sol lui donnaient un sentiment de claustrophobie galopante…

Le jeune homme porta son pouce à ses lèvres, mordillant la peau à s’en faire saigner. Il n’aimait pas ça. Il n’aimait pas ça du tout. Instinctivement, il recula. Comment faire ? Ce n’était plus Son labo, mais une pièce impersonnelle et froide qui l’effrayait. Un peu comme une salle de classe. Il aimait pas les salles de classe, ça c’était pour les idiots, pas les gens comme lui….

Un pas en arrière. Puis deux. Il voulait pas. Non, il voulait pas rentrer ! L’homme secoua la tête. Et puis…Et puis elles étaient où toutes les feuilles ? Brusquement, comme un fou, il se précipita à l’intérieur. Les piles bien rangées de compte rendus et de brouillons, posées sur le bureau, furent balayées du bras. Tout voltigea en l’air, alors peu importe les récriminations de l’allemande, c’était ce qu’il fallait.
La mémoire du petit génie retrouvait et classait petit à petit toutes ces feuilles volantes ou chiffonnées. Non, rien ne semblait manquer.
Le désordre reprenait ses droits, William respira un peu mieux.

Je vais devoir tout recommencer depuis le début…


Une moue boudeuse, il avait oublié Annette. Tout recommencer, tout classer selon ses propres critères. A quatre patte, il étala un peu plus par terre les feuilles volantes. Ses sourcils froncés trahissaient la profonde réflexion qui faisait tourner les neurones de son esprit. Brusquement, il se figea, les yeux écarquillés. Quelque chose n’allait pas…il ne parvenait plus à se souvenir de son raisonnement. Cette feuille allait elle avant ou après celle là ? Il leva les yeux, regardant la jeune femme comme il regarderait Albert : complètement désespéré

J’me souviens plus…. Je me souviens plus comment j’ai fait !


Ca y est, on allait encore le traiter d’incapable, murmurer dans son dos et faire revenir le nom d’Alexia dans toutes les conversations.

C’est de ta faute !


Un doigt brandi, une accusation Ce n’est pas poli de montrer du doigt, il n’y a que les enfants pour le faire. Mais Birkin était un enfant. Fiévreusement, l’homme se saisit d’un stylo et commença à griffonner au dos d’un document. Vite, essayer de se souvenir. Des bribes de formules et d’équations sortaient en paroles confuses de ses lèvres mais ça, il n’y prenait pas garde.

Sur sa fenêtre, Fifi leva un tentacule. Non, elle ne voulait pas faire coucou à William, simplement qu’elle existait et que donc, elle se manifestait. Les femmes sont caractérielles, même en plantes.

William prit soudain la peine de sortir de sa rêverie pour regarder l’assistante. Peu à peu, il commençait à l’assimiler au monde du laboratoire, même si les sourcils restaient froncés.

Cinq sucre dans le thé, pas un de moins

Il avait écrit sur le dos d’une feuille, avait débordé par terre et continué également. Le bout de sa cravate portait quelques chiffes ainsi que le début du mur. Mais il avait retrouvé la ligne conductrice de son raisonnement.

Ca y est, c’est ça ! Hein, quoi ? Arrête de tirer ma blouse Alb…ette ? Euh Annette…oui Albert est pas là, c’est vrai…Bref lâche ma blouse s’il te plait et….


Il leva les yeux. Annette était un peu plus loin, une bouilloire et une tasse à la main. Esker n’étant pas là, il n’y avait pas d’autre personne susceptible de le prendre à parti de manière aussi tactile. Lentement, William tourna la tête.

Ah si tiens…

Il restait Fifi….

Ses tentacules avaient bien grandi depuis la dernière fois, dis donc. C’était peut être un mâle en fait, parce que pour avoir une poussée de croissance aussi subite….

Rapidement, William se saisit d’une règle en bois qui –heureusement- traînait par là. Elle avait du tomber avec les feuilles. Alors commença un duel mémorable entre le tentacule et…erm… ce qui servait d’épée au scientifique. En fait, le combat manquait de classe, Birkin n’était pas Albert Wesker –qui savait tout faire-, ni d’Artagnan. Alors évidement, chaque fois que le tentacule (il n’y a pas de cerveau dans un tentacule donc c’est bête, très bête) frappait tête la première contre le bois de la règle, il poussait un espèce de couinement étranglé. Finalement, par instinct, il abattit son arme de fortune avec force, sectionnant le membre de la plante. Celui-ci tomba à terre, encore agité de soubresauts.
Fifi, elle, poussa un énorme cri de douleur. Enfin un sifflement plutôt, un son produit par le frottement de ses feuilles contre la tige. Aussitôt, William se jeta sur le pot

Oh excuse moi ma toute belle, c’est ma faute ! Je vais arranger ça, on va te soigner ne t’inquiète pas… Tu dois avoir des carences en protéine pour être si agressive, non ? Je vais te trouver de la viande, de la viande bien fraîche ! Ah il va falloir que je te la broie par contre, tu pourras plus l’attendrir toi-même avec ton tentacule… T’inquiète pas, ça va vite guérir, le virus est complètement assimilé par ton adn….

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Annette Birkin

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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Mer 30 Juin - 21:54

Ca aurait été bien trop beau. Que tout ce qu’elle avait bien rangé, bien mis en ordre, bien classé pendant une demi-heure soit resté en place. Non. Evidemment.

L’homme était rentré comme une balle après avoir longuement hésité et avait remis son « petit » désordre en moins de temps qu’il fallait pour dire A.D.N. .
Le désordre partout à nouveau. Annette n’aimait pas le désordre. Pas du tout. Ca la rendait légèrement nerveuse de ne pas voir les choses alignées, des grands espaces libres pour travailler, des outils propres, des documents classés… Sinon… Où était la logique ? Pour Annette, un espace ordonné était aussi vital qu’un x² dans une équation du second degré. Depuis toujours, on lui avait appris que le rangement c’était le Bien. Que Dieu avait crée un univers qui avait lui aussi un ordre. Que les éléments chimiques suivaient une classification précise. Tout comme les êtres vivants. Sans ordre… On ne pouvait pas avancer ! Ce n’était pas… Logique !


- C’est de ta faute !

Un index accusateur. Oh, elle n’aimait pas ça. Elle haïssait être montrée du doigt, comme une anormalité dans un classement. Comme dans sa famille où on la montrait du doigt parce qu’elle n’était pas comme ses sœurs qui, elles, choisissaient de se trouver un bon parti de mari, faisaient la couture et la cuisine, s’occupaient de leurs gamins et vivaient une vie de femme respectable, au foyer alors qu’elle… Elle avait choisi de cracher sur les cours traditionnellement féminins pour étudier les mathématiques, la biologie et la chimie. Elle avait fait de longues études, elle avait sauté des classes. Elle n’allait pas aux bals espérer se trouver un gentil fiancé qui la ferait danser, et pire que tout… Elle avait surpassé des hommes par sa connaissance. Et ça, on ne lui pardonnait pas. On ne lui pardonnait pas d’avoir été embauchée par la prestigieuse firme pharmaceutique Umbrella et d’avoir quitté sa famille alors qu’elle avait à peine 18 ans. Son père l’avait montré du doigt alors qu’elle partait en taxi et lui avait dit que c’était de sa faute, si sa mère pleurait…

Et là…
Cet homme la pointait de son long doigt effilé. Avec ces paroles haineuses. Le visage de la jeune fille se fit plus dur. Son regard bleu-vert devint glacial. Ses doigts se crispèrent sur l’anse de la bouilloire jusqu’à que les articulations de ses phalanges blanchissent.

- Cinq sucres dans le thé, pas un de moins.

Annette se résigna et ressortit la boîte de la cachette dans laquelle elle l’avait trouvé –quelqu’un avait délibérément cherché à cacher le sucre pour qu’il se trouve dans un endroit pareil- et les ajouta un par un dans la tasse du scientifique. Elle avait tout plaqué pour venir travailler ici, sous les ordres de ce génie qu’elle admirait. Et qui était en train d’écrire sur le carrelage avec son stylo, accessoirement, là.





Oui, il lui faudrait décidément un léger temps d’adaptation. Parce qu’elle ne rentrerait pas chez elle. Non. Sa vie, c’est la science.

Toute à ses réflexions sur son passé et son éventuel futur avenir, faisant tourner la ficelle du sachet de thé dans sa tasse, elle leva un sourcil interloqué quand on l’appela d’une voix peu assurée.

- Arrête de tirer ma blouse Alb…ette ? Euh Annette…oui Albert est pas là, c’est vrai…Bref lâche ma blouse s’il te plait et….

…A qui parlait-il ? Elle était à cinq mètres de lui, près de la bouilloire et lui était près de la fenêtre ! La jeune fille regarda le scientifique en chef se décaler légèrement après l’avoir regardé d’un air surpris et elle put apercevoir l’origine dudit contact tactile.

La plante.

Non, elle ne regardait pas l’homme escrimer avec sa règle contre le tentacule du végétal. Elle regardait le végétal lui-même avec fascination. Cela ressemblait à une drosera. Oui, ces plantes carnivores aux lents tentacules recouverts de glu acide afin de capturer des insectes pour se nourrir. Enfin… La plante avait pas mal évolué : elle avait gagné célérité, agressivité mais semblait avoir perdu ses poils enduits de liquide gluant pour le sécrété à-même l’épithélium… En plus, elle semblait même s’est dotée d’une intelligence primitive, une sorte d’instinct… Fascinant…

Alors que l’homme s’était précipité pour consoler la plante qu’il venait d’amputer d’un tentacule par légitime défense, Annette s’était penchée avec intérêt sur ledit tentacule gisant au sol.

- C’est… Incroyable.

Instinctivement, elle avait été chercher quelques pinces de laboratoire afin de retourner dans tous les sens le fantastique tentacule. Elle leva soudainement la tête vers Birkin, essayant tant bien que mal de réfréner son admiration.

- Professeur, quel virus avez-vous incorporé à son génome ? Depuis combien de temps expérimentez-vous sur cette plante ?

Ah ! Elle allait être malpolie si elle ne freinait pas les dizaines de questions qui lui avaient empli l’esprit ! Avec un tel virus capable d’augmenter le niveau de conscience d’un être aussi primitif qu’une plante… Utiliser cela sur un homme pour un faire un surhomme… Il n’y aurait qu’un pas à faire ! Le professeur Birkin, pour elle, à ce moment là, était celui qui touchait, par la science, presque au domaine du divin pour accélérer l’Evolution de la sorte.
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William Birkin
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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Sam 3 Juil - 21:54

William ignora délibérément les questions d’Annette. C’était idiot d’offrir aux espions, des informations sur un plateau d’argent. Et William n’était pas un idiot, non, non, non ! Déjà, le membre amputé de la plante se cautérisait. Dans quelques jours, il serait intact grâce à l’action du virus. Satisfait quant à l’état de sa protégée, le scientifique s’éloigna.
La femme regardait le tentacule au microscope. Il eut un reniflement dédaigneux et alla lui sortir du placard toute une série de plaquette

- l’évolution suite à l’inoculation du virus T sur MON idée


Birkin était faible, il savait très bien qu’Annette allait complimenter le travail, s’extasier devant comme elle commençait à le faire. Hors, les compliments il adorait ça. Il était humain, lui après tout. Alors quoi de plus normal ? Un travail se doit d’être admiré, qui sait tous les sacrifices qui se cachent derrière ? William lui-même ne savait pas tout ce qu’il ratait de la vie en raison de ses recherches. Tellement de choses…

- Pour simplifier à l’extrême, cela reconstitue l’ADN


Ah, sa tasse de thé était là bas ! Le jeune homme s’en saisit et manqua de se brûler la gorge en avalant une gorgée. Il grimaça. Trop chaud. Mais le sucre avait bien été remué, c’était déjà ça.

- On travaille surtout sur l’humain en général. La plante c’est juste un amusement de ma part, pas trop d’idée derrière ça. Elle a encore du mal à comprendre qu’elle ne doit pas m’attaquer… le mieux c’est de la cacher sous quelque chose, elle se calme et bouge plus.


Sentant que l’on parlait d’elle, la plante faisait l’innocente. Bien sûr, elle n’était pas très bonne actrice et ne parvenait pas à retranscrire toute la pureté printanière d’une marguerite, de ce fait cela était peu convaincant.
De nouveau une tentative pour boire le thé et de nouveau une grimace. Comme un enfant impatient. Ca pouvait pas refroidir plus vite ?! Il jeta un regard assassin à la tasse. Non, ça pouvait pas…

L’homme se laissa tomber sur une chaise à roulette et la fit légèrement tourner sur elle-même. Il aimait pas le laboratoire, pas dans cet état.

- J’espère que tu vas vite être virée…


Ca y est, le thé était buvable. Assoiffé, Birkin le but d’une traite. Et manqua de soudain s’étouffer. Le jeune homme écarquilla les yeux. Les mains tenant la tasse tremblaient, il n’arrivait pas à les arrêter. Normalement, celui qui travaillait ici avec lui, c’était Albert. Albert Wesker. Hors, Albert lui avait dit qu’il partait. Normalement, c’était pour une course, il n’avait pas bien écouté. Mais les faits étaient là : Albert avait disparu et aussitôt, on lui collait une femme dans les pattes.
Est-ce que ça voulait dire que Wesker l’avait abandonné ? William reposa la tasse sur le bureau et, comme à chaque fois que le stress venait, se mordilla la peau du pouce. Réfléchissons calmement : Albert était quelqu’un d’assez muet dans son genre qui voyait peu souvent l’utilité de dire la vérité à quelqu’un lorsque, par miracle il parlait. Il y avait toujours dans les paroles de son aîné, des reproches cachées. Et puis Wesker était sournois, est-ce qu’il l’avait abandonné sur une excuse bidon et qu’Umbrella l’avait remplacé vite fait bien fait ? Non…

Birkin allait se mettre à pleurer sans même s’en rendre compte. Il fouilla dans sa mémoire pour voir si ces derniers jours il avait été encore plus invivable que d’habitude mais ne trouva rien. Il ne se souvenait même plus des mots qu’ils avaient échangé ! La perspective d’être abandonné le terrifiait, c’était faux pas vrai ? Il avait été sage, il avait bien travaillé et n’avait même pas pleurniché à cause d’Alexia, occupé par une nouvelle expérience. Alors… il n’y avait aucune raison, hein ?
Ca y est, il pleurait. William s’essuya rageusement les yeux. Il leva la tête et regarda Annette. Il n’avait pas de mère à réclamer, mais il réclama quand même

- Je veux Albert, je veux Wesker… Il m'a abandonné, c'est ça?


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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Mar 13 Juil - 22:41

Au début, il faisait mine de l’ignorer… Mais ce fut de courte durée. Son intérêt et son admiration pour le génie de William eut tôt fait de changer la moue boudeuse enfantine de son visage en un air profondément assuré, déterminé et… heureux. Oui, la jeune femme, détournant un instant les yeux de son microscope pour observer les planches explicatives de Birkin, s’arrêta quelques secondes pour regarder le jeune homme ne face d’elle. La passion le rendait charmant, faisant briller son regard bleu, effaçant les lourdes cernes qu’il avait dessous.


En même temps, il était beaucoup plus… Enfin, il était mieux depuis qu’il était lavé-changé-rasé.


Après quelques explications sur le virus sur lequel le labo travaillait, elle le regarda se jeter presque sur sa tasse de thé, à la façon d’un drogué en manque. Du thé… On n’effaçait pas comme ça le cliché de l’anglais, n’est-ce pas ? Elle sourit doucement quand elle le vit s’ébouillanter limite avec le liquide ambré. Tout scientifique de génie qu’il est, il oubliait que l’eau ne passe pas instantanément de 90°C à 40°C…

Le scientifique en chef repris alors son discours, afin de lui permettre de patienter jusqu’à que son breuvage refroidisse. Et ce n’était pas pour déplaire à la jeune fille, qui buvait les explications scientifiques comme du petit lait, les yeux brillants.

Non, elle n’était pas une groupie devant son chanteur favori, elle était juste fascinée par la Science. Et par ceux qui la faisaient avancer. Si Darwin avait encore de ce monde, oui, elle lui aurait demandé de lui signer un autographe. Et aussi Mendel !

- On travaille surtout sur l’humain en général. La plante c’est juste un amusement de ma part, pas trop d’idée derrière ça. Elle a encore du mal à comprendre qu’elle ne doit pas m’attaquer… le mieux c’est de la cacher sous quelque chose, elle se calme et bouge plus.

Annette regarda la plante amputée se ratatiner sur elle-même, tentant limite de se cacher, puis, se remettre dans une position « naturelle », comme si absolument rien ne s’était passé, comme si elle n’avait jamais tenté d’attaquer son créateur…

Fascinant.

Sur ce, elle se retourna et entrepris de découper une très fine lame de chair végétale issue du tentacule agresseur avec une lame de rasoir, afin d’observer la nouvelle organisation cellulaire de la « planto-bestiole ».

Quand le silence de la pièce fut interrompu une nouvelle fois par cet accent très british.

- J’espère que tu vas vite être virée…

Annette serra fortement ses mâchoires. Au moins, ça avait le mérite d’être clair. Il le lui ferait pas de cadeau, il ne serait pas galant, il ne voulait tout simplement pas d’elle. Enfin, c’était peut-être mieux ainsi, elle haïssait être prise en pitié parce que plus jeune, parce que femme, parce que frêle, parce que point.
Il fallait juste qu’elle serre les dents, qu’elle se concentre sur le joooooooli tentacule tranché en lamelles, sur le carrelage blanc et désormais PROPRE de la paillasse, sur les notes qu’elle avait pris des explications de Birkin. Respirer profondément. Penser qu’à la fin de la journée, elle boirait un bon café allongé en grignotant une viennoiserie et en bouquinant le Campbell. Loin de LUI et des ondes de haines qu’il lui envoyait et qu’elle sentait comme des dards qui se plantaient dans sa peau.

Puis le silence. C’est reposant le silence. C’est calme, carré, on peut travailler en paix et se concentrer au maximum, dans le silence. Le silence, c’est comme une pièce propre et bien rangée. Et Annette aimait le silence.

Mais le silence fut vite rompu. Etait-ce… Des sanglots qu’elle entendait ? Ou bien ça y est, elle avait respiré sans s’en rendre compte un produit bizarre qui la faisait complètement halluciner ?

Elle se retourna, précautionneusement. Elle ne voulait pas encore se faire incendier d’une réplique cinglante. Et il pleurait. Reniflait. Mordillait la peau de ses doigts. Essuyait ses yeux du revers de la manche de sa blouse. Ressortait sa lèvre inférieure comme un petit enfant…
Il avait tellement l’air d’un petit enfant ayant grandi trop vite, d’un oisillon tombé du nid et perdu, à cet instant…

Et la jeune fille se surprit à être attendrie par ce blondinet tristounet.
Na. Sérieusement, il y avait dû avoir diffusion d’un produit quelconque dans cette pièce.

Il leva les yeux et croisa le regard de glace de son assistante. Qui se sentit complètement fondre devant tant de candeur et de désarroi dans les grands yeux bleus qui réclamaient une réponse à cette question :

- Je veux Albert, je veux Wesker… Il m'a abandonné, c'est ça?

Elle lui adressa un petit sourire, comme celui qu’on adresse aux petits enfants pour les rassurer.

- Bien sûr que non qu’il ne vous a pas abandonné. Le professeur Wesker est parti en mission et reviendrait dans une semaine, voilà ce que l’on m’a indiqué. Je n’en sais pas plus mais il va revenir, ne vous inquiétez pas.


Annette ponctua son explication par un autre petit sourire. Il en fallait donc si peu pour démonter le plus grand des génies ?

- Revoulez-vous un thé, Professeur ? Ou bien une barre chocolatée ? J’ai vu qu’il y en avait dans ce placard. Je vous en donne que si vous séchez ces vilaines larmes, c’est d’accord ?


Qu’il ressemblait à un adorable grand enfant quand il faisait ces yeux là, bien loin du regard vide et cerné de l’habitant de laboratoire qui n’avait pas vu le jour depuis que Morgan avait décrypté le génome de la drosophile ou du regard haineux et complètement glacial de celui qui voulait chasser tout ceux qui voulaient déranger son petit monde, tel un Suisse armé jusqu’au dents protégeant son jardinet.
Annette ne résista pas à l’envie de lui ébouriffer gentiment, mais avec respect, la tignasse blonde encore humide de la douche qu’il venait de prendre. Ce regard semblait réclamer tant d’attention !

…Pourvu qu’il ne me morde pas…
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William Birkin
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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Mar 20 Juil - 19:06

Une semaine ? Birkin fronça les sourcils pour réfléchir. Une semaine était égale à sept nuits, ainsi qu’à sept jours. Cela faisait beaucoup à attendre… Ce que nul ne savait, c’est qu’éloigné du monde extérieur comme il l’était, William avait une trouille bleue de son environnement. Seul Wesker parvenait à le calmer, parce que Wesker représentait un roc auquel se raccrocher en cas de besoin. N’était-ce pas le grand blond qui, après tout, venait le chercher après chacune de ses crises de folie concernant Alexia ? Sans lui, jamais le scientifique n’aurait pu complètement se relever.
Survivre sept jours sans Albert, ça devrait être possible non ? Il allait rester ici, dans son laboratoire et attendre, voilà tout.
Tout près de lui, Annette parlait sans qu’il ne l’écoute. Un silence pesant s’abattit dans la pièce alors que la jeune femme osait lui passer une main dans les cheveux.

Je vous rappelle, miss Schonstein, que je suis votre supérieur, espionne ou non, alors reculez

Son visage avait eut le temps de se durcir lors de ses réflexions, aussi Birkin ressemblait véritablement à l’homme qu’il devait être et non à l’enfant qu’il n’avait jamais pu vraiment avoir été. D’ailleurs de son enfance, le scientifique n’en gardait aucun souvenir, jamais il ne prenait la peine d’y réfléchir et il refoulait violemment tout ce qui pourrait la lui rappeler à l’exemple de gestes un peu trop affectueux.

Chocolat, virus, échantillons humains… ce dont j’ai envie je le prends, je n’ai pas besoin de l’autorisation d’une nourrice.

Sauf si la nourrice était Wesker, en même temps vous avez déjà essayé de discuter les décisions d’une armoire à glace décolorée ? Oui ? Ah c’est pour ça alors que votre nez n’est pas à sa place habituelle, hé bien condoléances…

J’ai faim d’ailleurs ? Je sais plus… Je crois que j’ai du manger un peu de salade il n’y a pas longtemps…à moins que ça ne soit le mois dernier ? J’en ai aucune idée… Le chocolat…normalement c’est bon non ? Tous les enfants en raffolent…Oui mais je ne suis pas un enfant ! Ah, je sais ce que je mangerai bien ! Oui, j’aurai du y penser plus tôt… des bâtonnets de poissons dans de la crème anglaise ! Il restait plus que ça dans le frigo une fois..ben c’était bon, très bon même… Mais est-ce seulement l’heure de manger ?.

Excentricité et génie font très bon ménage, peu importe les époques. Parlait faisait se remplir la pièce de mots et de bruits, c’était tout ce dont il avait besoin. Oui, oublier un instant le vide qu’occupaient d’habitude les silences de Wesker. Il allait revenir, tout allait bien il allait revenir…. Peut être même avec de nouveaux cobayes ! A cette idée, un grand sourire de gamin éclaira le visage de Birkin. Ca valait le coup d’attendre sept petits jours alors, non ? AU pire il aurait toujours le poisson pané et la crème anglaise pour se consoler…quoique un toast avec des haricots rouges étalés dessus, ça pouvait être bon également.

On est quoi au fait, le jour ou la nuit ?

Et si Albert était parti tuer Alexia ? Ca aussi ça serait bien… Même si William doutait un peu que cela soit le réel but de la mission de son ami. Il était désaxé peut être, mais pas idiot et savait encore faire un minimum de différence entre fantasme et réalité.
D’ailleurs, en parlant de fantasme, est-ce qu’on lui avait envoyé Annette pour qu’elle le séduise et vole ses plans ? C’est comme ça que ça se passe toujours, dans les vieux films d’espionnage.

De quelle université vous venez ? Il y a des écoles pour les espions, je suppose… Je croyais que les agents secrets féminins portaient toutes des décolletés plongeant pour que cela aide à leur mission, moi…Remarque, une fois la blouse fermée on voit plus rien. Vous avez ni mini jupe, ni talons aiguilles non plus… A moitié espionne, à moitié scientifique c’est ça ? Espionnez qui vous voulez, mais pas moi, capish ?

Oubliées ses envies de repas et les quelques questions qu’il venait de poser. William reprenait déjà une feuille et écrivait dessus quelques formues complexes prêt à lui ouvrir la porte de tout, de la réussite comme de la défaite. Sa pierre philosophale à lui n’était encore qu’en pleine construction, et tellement longue est la route.


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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Lun 9 Aoû - 22:23

- Je vous rappelle, miss Schonstein, que je suis votre supérieur, espionne ou non, alors reculez.

Annette se recula. Son air bienveillant s’estompa, laissant à la place une expression beaucoup plus fermée. Comme si un masque de glace avait figé les traits de son visage. Le visage du professeur Birkin avait fait de même. La température semblait avoir chuté de plusieurs degrés. Peut-être même qu’elle avait justement chuté de plusieurs degrés. Et que le thé serait imbuvable parce que trop froid.

- Chocolat, virus, échantillons humains… ce dont j’ai envie je le prends, je n’ai pas besoin de l’autorisation d’une nourrice.


Rattata attaque Laser Glace ! C’est très efficace ! … Non, refermons cette parenthèse hors-sujet parce qu’en 1983 les Pokémons n’existaient pas et que Rattata ne lance pas Blizzard. Mais ça aurait pu faire une bonne visualisation de la situation pour nos lecteurs.

BREF.


- J’ai faim d’ailleurs ? Je sais plus… Je crois que j’ai du manger un peu de salade il n’y a pas longtemps…à moins que ça ne soit le mois dernier ? J’en ai aucune idée… Le chocolat…normalement c’est bon non ? Tous les enfants en raffolent…Oui mais je ne suis pas un enfant ! Ah, je sais ce que je mangerai bien ! Oui, j’aurai du y penser plus tôt… des bâtonnets de poissons dans de la crème anglaise ! Il restait plus que ça dans le frigo une fois..ben c’était bon, très bon même… Mais est-ce seulement l’heure de manger ?

Soudainement le visage de Birkin s’était radouci, il regardait le plafond avec ses grands yeux bleus ouvert, tentant de se rappeler des choses… Qu’il aimait… Qu’il disait « mangeables » et même « bonnes ». Annette n’avait pas du tout la même notion de « très bon » au niveau de la nourriture. Non mais… Du poisson… Avec de la… Crème anglaise ? Rien que d’y penser, la jeune femme en avait la nausée. Tss… Ces Anglais, aucune gastronomie, aucun goût en matière de cuisine !


- On est quoi au fait, le jour ou la nuit ?

Annette regarda sa montre. 9h13. Il était 9h13. Il ne s’était passé en tout qu’une heure et treize petites minutes ! Alors qu’elle avait l’impression qu’avec cet homme, une éternité s’était déjà passée… La jeune fille soupira avant d’annoncer avec une voix presque blanche :

- Neuf heures treize. Du matin.

La journée allait être longue. Très longue. Non, la semaine ! Elle allait être interminable avec un énergumène pareil. Autant son intelligence, son génie étaient éblouissants à tous points de vue mais… Il avait une facette beaucoup moins évidente à supporter : l’inadapté social. Oh, pas qu’elle soit un modèle de sociabilité non plus, faut pas exagérer, elle était une SCIENTIFIQUE après tout. Mais bon… Elle voyait la lumière du jour quotidiennement, elle… Qui savait ? Si ça se trouvait, le Professeur William Birkin se retrouvait réduit à l’état de cendres quand il était exposé aux UVs ?

- De quelle université vous venez ? Il y a des écoles pour les espions, je suppose… Je croyais que les agents secrets féminins portaient toutes des décolletés plongeant pour que cela aide à leur mission, moi…Remarque, une fois la blouse fermée on voit plus rien. Vous avez ni mini jupe, ni talons aiguilles non plus… A moitié espionne, à moitié scientifique c’est ça ? Espionnez qui vous voulez, mais pas moi, capish ?

…Ca y est. Encore cette fichue histoire d’espionne. Mais bon sang, qu’est-ce qu’il avait avec ça ? Et qu’est-ce qu’elle avait, sa tenue ? Son petit pull coll-roulé noir ne lui plaisait pas ? Sa jupe tailleur et ses ballerines non-plus ? Eh bah tant mieux, ça n’avait jamais été pour lui plaire.

Mais déjà, il ne la regardait plus, il griffonnait. Oh, elle aurait gelé sur place ce malotru avec son regard si elle en avait eu le pouvoir. Non, elle ne pouvait que lui lancer des regards noirs dont il se fichait éperdument vu qu’il ne les voyait même pas. Charmant.

Se calmer. Expirer. Inspirer. Expirer très lentement. Tout va bien. Tout va très bien. Le défi à relever était de taille : tenir au minimum la semaine avec l’exclusive compagnie de ce cher Professeur William Birkin.

Et bien sûr, elle ne savait pas quelle tâche à laquelle elle allait être assignée, personne ne lui avait rien dit et le « charmant jeune homme » se situant dans la pièce semblait défendre corps et âme ce qu’il faisait. Vive l’ambiance « travail collectif » !

Allez Annette, motive-toi, lance-toi, tu peux le faire, tu peux lui demander, il ne te mordra pas et s’il te mord, toi aussi tu sais te servir de tes dents ma fille !

C’est beau, l’auto persuasion.

- Professeur… ? Professeur… !

Tu parles dans le vide, ma fille…

- Professeur, que puis-je faire pour vous aider ?



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William Birkin
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MessageSujet: Re: 1983 - Première Rencontre   Mar 17 Aoû - 21:52

La température de la pièce avoisinait les -40°c avec la balourdise de Birkin. Annette avait un sérieux effet kiss-cool niveau voix glaciale, on ne pouvait pas le nier. Le scientifique décida d’ignorer cela –il se prendrait un vin chaud plus tard si vraiment il avait trop froid mentalement dedans sa tête- et en revint à ses formules chéries.
Enfant bougon, il décida finalement d’écrire à même le sol et de bouder le papier. Wesker détestait quand il faisait ça mais…là, le blond ne pouvait rien dire ! Bah oui, il était pas là, alors autant en profiter. Quand le monstre n’est pas là, la belette danse. Aucune ligne pour structurer ses écrits, parfois une ou deux flèches pour les relier mais le plus souvent, le désordre était complet. Aux pieds d’Annette, une énorme fleur de nombres et d’équations était en train d’éclore. Un autre genre de runes pour ouvrir l’antre de la folie.
De temps en temps, lorsqu’il n’avait plus de place, William bougeait jusqu’à arriver à un endroit encore vierge de gribouillis. Il faisait cela tête baissée, les yeux et l’esprit occupés par autre chose que de simples dispositions matérielles.
Comment alors être surpris de ce qui arriva ?
Lorsqu’on ne regarde pas, on se prend des murs. Par miracle, Birkin ne s’était pas pris de murs. Non pire on va dire

POC

Tel fut le bruit de la tête du scientifique alors qu’elle rencontra les jambes de l’assistante. A peine une secousse pour ébranler. L’homme cligna des yeux et se redressa légèrement. Vu du bas, Annette paraissait grande, très grande. Dans la mémoire de Birkibn une réminiscence s’activa : le souvenir d’une silhouette féminine penchée sur…sur lui ? Ou alors c’était dans un film, à moins que cela ne fasse partie d’une quelconque mémoire collective ? L’image d’une maman qui gronde en secouant le doigt…

Finalement, Birkin revint en station debout. Ca y est, il dépassait Annette. L’homme sourit. Tout près de la jeune femme, trop près même –il n’avait jamais été doué en matière de calcul de distances- , il constatait qu’une bonne tête les séparait. Comment reprendre conscience en une leçon que l’on est un adulte, par William Birkin.
Il aimait bien ça… Arrivé vers ses 15 ans à Umbrella, son cerveau de génie ne l’avait jamais empêché d’avoir une taille de gamin. Si aujourd’hui il avait quand même grandit, le fait d’être toujours à côté du mastodonte Wesker, lui donnait toujours cette impression d’être un gamin.
Pas là.

Ce que l’on fait ?

D’un mouvement souple, il se saisit du poignet de la jeune femme. Un grand sourire lui éclairait le visage. Parce qu’il était GRAND.

Tout d’abord, mets des gants… C’est bien t’as les ongles courts, moi je me les ronge…ça me fait souvent saigner d’ailleurs, on me dit de faire attention

Chose qu’il ne faisait jamais, comme bien entendu. Les yeux bleus fatigués s’accrochèrent aux cheveux d’Annette. Aucune mèche ne semblait dépasser de l’élastique, un bon point. Son sourire de gamin s’aggrandit, il était le chef, il était son aîné, il la dépassait. Il allait pouvoir lui montrer, lui expliquer et par là même, prouver sa supériorité.
Birkin adorait ce genre de chose, le mot ‘espionne ‘ fut rangé au fin fond de son esprit alors qu’il entraînait l’assistante à le suivre

Allez viens !

Un gamin content de montrer sa collection de billes ou d’insectes, voilà ce qu’il était en ce moment. Birkin emmena la jeune femme sans lui laisser le temps de parler. Ce qu’il avait à lui montrer était minuscule, infime. Des échantillons de tissus musculeux avec des essais de virus, rien de plus. Mais des échantillons parfois réussis !

C’est moi qui ai fait ça… et tout seul !

Grand gosse qui veut des compliments

Par contre il faudrait peut être inventorier tout ça…. C’est le bazaar… et vérifier le matériel qu’il reste, j’crois que j’ai du casser un scalpel il y a pas longtemps, ou deux peut être ?
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1983 - Première Rencontre

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